Gilets jaunes : l'idée d'une "prime exceptionnelle de fin d'année" défiscalisée fait son chemin au sein du gouvernement

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POUVOIR D'ACHAT - C'est une idée lancée par Bruno Le Maire et Gérald Darmanin qui pourrait faire son chemin. Tous deux se sont déclarés favorables, jeudi, à une prime exceptionnelle de fin d'année versée par les entreprises aux salariés, qui pourrait être défiscalisée.

Pour tenter d'éteindre la "fièvre jaune" qui s'est emparée du pays depuis trois semaines, toutes les idées sont sur la table. Après avoir annoncé l'annulation pure et simple de la taxe carbone sur les carburants, le gouvernement sort une nouvelle idée de son chapeau : la prime exceptionnelle de fin d'année versée par les entreprises aux salariés. Gérald Darmanin et Bruno Le Maire ont tous deux déclaré jeudi matin y être favorables. Et, petit coup de pouce de l'Etat, celle-ci serait défiscalisée. 

Deux ministres y sont favorables

Sur France 2, jeudi, Bruno Le Maire a dit "espérer" que les chefs d'entreprise suivent cette idée. "Une prime totalement défiscalisée, j’y suis favorable, car ça permet de soutenir ceux qui travaillent", a déclaré le ministre de l'Economie. Une petite vingtaine de minutes plus tard, Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, a reformulé cette même idée. "Nous aurons l’occasion, j’imagine sous l’autorité du Premier ministre, de voir dans les prochains jours comment nous pouvons dès l’année prochaine défiscaliser ces primes", a-t-il quant à lui déclaré sur France Inter. 

Sur une idée originale de Xavier Bertrand

Cette idée de prime exceptionnelle avait déjà été mise sur la table la semaine dernière par Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France. Ce dernier avait évoqué l'idée d'une prime de quelques centaines d'euros, exonérée d'impôt et de charges sociales. 

Mercredi, à l'Assemblée nationale, Édouard Philippe s’est dit ouvert à la défiscalisation d’une prime que des entreprises décideraient de verser à leurs salariés. 


Ce jeudi, le Premier ministre a ouvert la porte à des mesures supplémentaires en faveur des salaires au niveau du Smic, après la mobilisation des Gilets jaunes, à la condition qu'elles ne pénalisent pas "excessivement" la compétitivité des entreprises françaises. "Je suis prêt à examiner toutes les mesures qui permettraient d'augmenter les rémunérations au niveau du Smic sans pénaliser excessivement la compétitivité de nos entreprises", a déclaré le Premier ministre en ouvrant le débat convoqué devant le Sénat sur les mesures d'urgence prises par l'exécutif pour répondre aux Gilets jaunes. Le Premier ministre a par ailleurs confirmé la hausse du Smic de 1,8% au 1er janvier et la hausse de 30 euros au 1er avril de la prime d'activité pour les bas salaires. Ainsi que la future suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, prévues pour septembre 2019, mais dont certains dans la majorité veulent avancer le calendrier.


Il a également annoncé avoir demandé à certains de ses ministres de conduire une "concertation" avec les organisations syndicales et les élus afin de trouver des "solutions" supplémentaires pour les trajets domicile/travail. Une problématique soulevée cette semaine par le Medef.

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