Gilets jaunes : le "boxeur de gendarmes" Christophe Dettinger fait appel de sa mise en détention provisoire

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JUSTICE - La semaine dernière, l'ex-boxeur et "gilet jaune" Christophe Dettinger, était placé en détention provisoire dans l'attente de son procès. Ses avocats annoncent aujourd'hui, qu'ils font appel de cette décision.

Il a eu beau s'excuser et regretter son geste, la justice ne l'a pas entendu de cette oreille. La semaine dernière, Christophe Dettinger comparaissait devant le tribunal après avoir frappé deux gendarmes lors d'une manifestation de Gilets jaunes à Paris le 5 janvier. Il avait demandé à être libéré sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès qui doit se tenir en février prochain mais la justice a décidé de le placer en détention provisoire en attendant l'audience, suivant les réquisitions du parquet. Comme l'autorise le droit français, il avait dix jours pour faire appel de cette décision et c'est désormais chose faite, indiquent ses avocats à LCI. L'audience de remise en liberté doit se tenir le 22 janvier prochain à Paris. 

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Lors de l'audience qui devait déterminer s'il allait être placé en détention provisoire ou libéré sous contrôle judiciaire, l'ancien boxeur avait expliqué être "venu pacifiquement" manifester samedi, en famille, comme lors des précédentes mobilisations des Gilets jaunes, mais a reconnu n'avoir "pas eu le contrôle" après avoir "vu des gendarmes matraquer un jeune homme et une femme au sol".

Il avait demandé sa libération sous contrôle judiciaire en l'attente de son procès et ses avocats avaient évoqué un accès de colère "incontrôlée qui a duré deux minutes" et insisté sur son profil de père de famille, inséré professionnellement et n'ayant jamais eu de problèmes avec la justice. "Il ne veut être ni un héros, ni un symbole, ni un porte-parole des Gilets jaunes'", avait déclaré une de ses conseils, Me Laurence Léger, avant l'audience. 

En face, le parquet avait requis son placement en détention provisoire pour "empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice", le prévenu ayant refusé en garde à vue "de s'expliquer sur les raisons de sa fuite". Les avocats des deux gendarmes avaient, de leur côté, accueillis cette décision favorablement. 

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