Soutien aux hôpitaux à Paris, "banquets" sur les ronds-points en région... À quoi s’attendre pour "l'acte 25" des Gilets jaunes ?

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La colère des Gilets jaunes

MOBILISATION - A peine deux jours après un 1er-Mai tendu, les Gilets jaunes sont de retour dans les rues ce samedi. Des manifestations en soutien aux hôpitaux sont prévues à Paris, tandis que des "banquets" sont prévus sur les ronds-points dans le reste du pays. On fait le point sur ce qui est prévu pour le "25e acte" du mouvement.

Si les tensions du 1er-Mai restent au cœur de toutes les discussions sur les groupes Facebook de Gilets jaunes, la suite s’organise et plusieurs événements ont été créés pour le "25e acte" qui a lieu ce samedi 4 mai. Si aucun d’eux ne se détache réellement, la volonté de se rassembler semble cependant intacte. Maxime Nicolle, alias Fly Rider, a ainsi assuré dans un "live" ce mercredi qu'"il y aura encore une journée de mobilisation". Mais à quoi faut-il s'attendre concrètement ? On fait le tour de ce qui est prévu à Paris comme en région.

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Manifestation en "soutien aux personnels soignants"

Une manifestation à Paris en "soutien aux personnels soignants" et "aux différents services de soins et d’urgence" a été déclarée en préfecture. Intitulé "Personnels Soignant et hôpitaux : état d'urgence", l’événement doit débuter à 11h30 sur le boulevard Magenta et se dispersera à 18h sur la place de la Nation. Sur le trajet, le cortège a prévu de passer par quatre hôpitaux : Lariboisière, Saint-Louis, Tenon et Saint-Antoine. Des établissements en grève, dans lesquels les salariés alertent sur leurs conditions de travail et le manque de moyens. L’un des organisateurs, Faouzi Lellouche, explique à LCI que les manifestants ne comptent pas bloquer les entrées. Ils passeront uniquement devant.

Eric Drouet, qui était de retour de sa "pause" sur les réseaux sociaux à peine deux jours après l’avoir annoncée, a notamment partagé cet événement. Mais, crée tout récemment, celui-ci ne comptabilise que près de 300 intéressés ce vendredi après-midi. Il faut dire que dans les commentaires, beaucoup regrettent que la manifestation soit déclarée. "Encore une manif déclarée vous n’en avez pas marre", lance un internaute, évoquant une "bande de mouton", quand un autre estime que "déclarer la manif ne sert à rien, en plus ça informe les forces de l’ordre de votre emplacement". 

Voilà pourquoi un autre événement cumule vraisemblablement plus de participants sur Facebook. "Acte 25 Sédition A Paris" intéresse 1200 personnes et ne donne, lui, ni heure ni lieu de rendez-vous. 

S’il plaît tant, c’est aussi car de nombreux Gilets jaunes semblent préférer se rassembler pour réclamer la démission de Christophe Castaner, accusé d’avoir "menti" par plusieurs figures du mouvement et personnalités politiques. "Samedi pour l'acte XXIV nous manifesterons pour exiger la démission de Castaner", écrit par exemple le "Collectif carton jaune" sur Twitter, ajoutant : "Notre démocratie ne doit pas accepter des situations de mensonge de la part de ses représentants !"

Comme les semaines précédentes, la préfecture de police a pris un arrêté interdisant tout "rassemblement revendicatif" dans le secteur des Champs-Elysées comme autour de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 

Place aux "banquets" sur les ronds-points

Une autre initiative paraît également sortir du lot : celle d’organiser des "banquets" sur les ronds-points à travers le pays. Une idée qui résulte d’une petite phrase de François Ruffin, selon un communiqué publié sur Facebook. Dans une vidéo publiée sur Facebook le 23 avril, et visualisée plus de 90.000 fois, le député proposait en effet d’"installer des barbecues sur les ronds-points". "Il nous faut des merguez révolutionnaires", soulignait-il. 

Plusieurs événements, dont l’un s’intitule "Reprenons les ronds-points pour les 2 ans de Macron" (qui fêtera son élection le 7 mai), ont donc fleuris. Ce sera le cas à Caen, Rungis, dans le Béarn, dans le Var, dans le Midi ou encore à Bessan et à Saint-Nazaire. Les manifestants de Toulouse, l'un des fiefs de la contestation, ont également été séduits par cette action. Ils proposent de se rendre sur les ronds-points de Muret, Socamil, Sesquières et Colomiers, pour un événement qui comptabilise quelque 1400 participants.

De quoi pousser les autorités à interdire certains ronds-points. Comme à Rouen où, pour le septième samedi de suite, la préfecture de Seine-Maritime interdit les manifestations en centre-ville. Non loin de là, à Saint-Etienne-du-Rouvray, le rond-point des Vaches est également concerné, selon France Bleu

Un appel "blanc et jaune" à Montluçon

En Auvergne-Rhône-Alpes, un appel a été lancé pour soutenir les "street medic" et les "victimes des répressions policières". Intitulé "Appel National white yellow soutien aux medics", il a notamment été partagé par Priscillia Ludosky. Organisé à Montluçon, il comptabilise près de 1000 intéressés. Un record pour cette commune de moins de 37.000 habitants. 

Comme d’habitude d’autres propositions de mobilisation existent par ailleurs. A La Roche-sur-Yon, en Vendée, une manifestation "inter-régionale" non déclarée est notamment lancée par le groupe "La France en Colère Pays De La Loire". Invoquant un "risque de débordements et de violences", le préfet a décidé de mettre en garde la population. 

A Montpellier, un appel a été lancé pour une "Journée historique", tandis qu'un "événement régional" se prépare à Chambéry. Pacifique et déclarée, elle devrait voir dans ses rangs Jérôme Rodrigues, selon les organisateurs. À Lyon enfin, près de 2600 personnes se disent, elles, prêtes à un "acte commun "pour alerter sur "l’urgence sociale et écologique".

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