Gilets jaunes : Maxime Nicolle a-t-il relayé la rumeur sur les enlèvements d’enfants ?

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GILETS JAUNES - Maxime Nicolle a-t-il partagé la rumeur d’enlèvements d’enfants en Ile-de-France? Le Gilet jaune, influent sur les groupes Facebook, a évoqué cette fausse information, avant de faire un mea culpa ce mardi. LCI fait le point.

Maxime Nicolle à nouveau au cœur des critiques. Alors que celui qui s'est fait connaître sous le pseudo Fly Rider est souvent accusé de flirter avec certaines idées complotistes, il a encore fait parler de lui ce lundi. Et pour cause, il a effectivement évoqué dans un direct sur Facebook la rumeur voulant que des enfants soient kidnappés dans les environs de Paris. Une fausse information, démentie par plusieurs médias, pour laquelle il s'excuse ce mardi. 

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24 mars : "Il y a un réseau d’enlèvement d’enfants qui est en train d’être dénoncé"

Dès la mi-mars, plusieurs médias, notamment LCI, alertent sur un on-dit devenu dangereux. Depuis le 17 mars, des milliers d'internautes suspectent des "Roumains" de perpétrer des rapts de fillettes en camionnettes blanches. Une information rapidement démentie par les autorités. Mais la suspicion continue et deux hommes, suspectés d’être à l’origine des enlèvements, sont lynchés. 

Malgré tous ces articles, la rumeur persiste. Jusqu’à être évoquée par l’une des figures des Gilets jaunes. Dans un "live" enregistré le 24 mars, Maxime Nicolle la cite. Alors qu’il explique que, selon lui, le gouvernement veut  "s’acharner sur les personnes qui  font des Facebook live" car ils "diffusent des informations", le Gilet jaune breton fait un aparté. "On a parlé de pédocriminalité, de franc-maçonnerie, de plusieurs trucs comme ça, très importants", liste-t-il comme des exemples de sujets qu’il traite pour les quelques 175.000 membres de son groupe. Une pente glissante qui l’amène à dire : "En ce moment d’ailleurs, il y a un réseau d’enlèvement d’enfants qui est en train d’être dénoncé." Selon lui, plusieurs tentatives de rapts ont eu lieu à Paris "ces derniers jours", dont "quelques-uns qui ont réussi". Concluant par un très anxiogène : "Ce sont des trucs de malade."  

1er avril : "Adepte des théories complotistes"

Longtemps restée inaperçue, cette intox fait parler d’elle en début de semaine, notamment lorsque le Nouvel Obs s’empare de la question. Dans un article publié lundi, l'hebdomadaire accuse Maxime Nicolle de "relayer la rumeur" à l'origine du lynchage de personnes de la communauté Rom. Une prise de position que le média décrit comme du "flagrant délit de complotisme", avant de citer toutes les contre-vérités partagées par ce Gilet jaune influent des groupes Facebook depuis quatre mois.

L'article est ensuite rapidement repris sur les réseaux sociaux, où plusieurs internautes isolent la séquence et la partagent. L’une d’elle atteint les 176.000 vues. 

2 avril : "Oui j’ai fait une erreur, je l’admets"

Face à la déferlante de critiques, Maxime Nicolle répond, d’abord sur Twitter. Sa défense ? Expliquer que non, l'intox n’a "pas été relayée" sur son groupe Facebook. Une information qu’a pu constater LCI. Les modérateurs du groupe n’ont fait passer aucune vidéo ou photo du lynchage de personnes de la communauté roumaine. Elle étaient pourtant massivement partagées sur d’autres groupes de Gilets jaunes. 

Ce mardi, le Breton va plus loin. Dans un direct d’une trentaine de minutes, il s'excuse d'avoir évoqué ce sujet sans avoir "vérifié les informations au préalable". "Après avoir vérifié, juste après le live, on a décidé avec toute l’équipe [de modérateurs du groupe] de ne pas diffuser les photos de camionnettes", se défend Nicolle.

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Gilets jaunes : Maxime Nicolle a-t-il relayé la rumeur sur les enlèvements d’enfants ?

Des excuses, mais …

Si le Gilet jaune s’excuse à plusieurs reprises dans un direct vu plus de 62.000 fois depuis mercredi, il critique cependant "les médias" d’avoir fait "des raccourcis qui les arrangent". Car s’il avoue que les rumeurs sur la communauté Rom sont fausses, il estime que ses propos ne le sont pas entièrement. "Autant j’ai merdé en parlant d’enlèvements réussis, autant je n’ai pas parlé de cette communauté", nuance-t-il. 

Le Gilet jaune à la casquette à l'envers ajoute ensuite que, d’après lui, il y a un bien un phénomène d'enfants qui "disparaissent" sans faire la Une des journaux. "Le fait que des enfants disparaissent, alors fugue pas fugue, enlèvement pas enlèvement, suicide pas suicide, on n’en parle pas au 20h." Il termine même son mea culpa en demi-teinte en parlant de ce qu'il décrit comme "un putain de gros problème". À savoir : "Le fait que des élites soient accusées de pédophilie".

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