Gilets jaunes : un photojournaliste touché par un tir de flash-ball à la Rochelle

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COURRAGEUX - Un photojournaliste de 46 ans, travaillant pour le journal Sud Ouest, affirme avoir été touché à la jambe par un tir de lanceur de balle de défense samedi à La Rochelle. Malgré une fracture de la clavicule il a couvert la fin de la manifestation.

Un photographe travaillant pour le journal Sud Ouest affirme avoir été touché par un tir de flashball samedi 12 janvier en fin d'après-midi lors d'une manifestation de Gilets jaunes à La Rochelle. Xavier Leoty a confié à l'AFP qu'il avait la rotule fracturée et qu'il s'était vu prescrire le lendemain un arrêt de travail de 45 jours.


Xavier Léoty, "a couvert samedi la seule manifestation des gilets jaunes en Charente-Maritime", écrit le quotidien sur son site. Alors que des heurts entre manifestants et forces de l'ordres avaient lieu sur le vieux-port, le photojournaliste a été touché à la jambe par un tir de flashball. L'homme de 46 ans, dont "la silhouette longiligne du photographe est connue des forces de l’ordre locales", affirme Sud Ouest, ne portait pas de brassard "presse". Et pour cause. La semaine passée, lors d’affrontements précédents, "il avait été la cible de gilets jaunes en raison du port de ce brassard" explique le quotidien.

Le "journaliste évidemment pas ciblé"

"J'étais clairement identifiable au milieu de manifestants dispersés par les gaz lacrymogènes. Ils m'ont visé, ça a touché le genou", a-t-il déclaré, précisant qu'il était "tombé par terre". Il a également ajouté avoir été secouru par des 'medic' Gilets jaunes, des manifestants dispensant les premiers secours. Le photographe a tout de même continué à travailler, pensant qu'il n'avait seulement qu'un hématome. 


Le préfet de Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze, a appris qu'un journaliste avait été blessé au genou, "ce que le préfet regrette, ce journaliste n'étant évidemment pas ciblé", a indiqué la préfecture à l'AFP. "C'est vraisemblablement un tir de LBD (lanceur de balle de défense) mais on n'a pas vu le dossier médical", a-t-on ajouté de même source, alors que cette arme, supposée être une arme de défense, est pointée du doigt à chaque manifestation pour son usage intempestif par les forces de l'ordre.

Treize interpellations

La préfecture a rappelé que samedi en fin d'après-midi, "les forces de l'ordre ont été prises à partie à plusieurs reprises par un groupe d'une cinquantaine d'individus par des jets de projectiles (bouteilles en verre, pavés, pétards) dans les rues du centre-ville". Treize personnes ont été interpellées à la Rochelle à l'issue d'une manifestation qui avait rassemblé quelque 2000 personnes, selon les autorités. Depuis le début des mobilisations, le ministère de l'Intérieur a comptabilisé 1700 blessés parmi les civils, toute cause confondue, qu'il s'agisse de violences policières, de rixes entre manifestants et non-manifestants, dont 50 graves. La rubrique du site de Libé, Checknews, en a recensé 82. 

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