Grand débat dans la Drôme : Emmanuel Macron a-t-il, oui ou non, promis "zéro SDF" en France ?

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VERIFICATION – Emmanuel Macron a expliqué, jeudi soir lors d'un débat public à Bourg-de-Péage (Drôme), n'avoir jamais promis qu'il y aurait "zéro SDF" en France. Le chef de l'Etat avait déclaré, en 2017, qu'il ne voulait "plus de femmes et d'hommes dans les rues, dans les bois". Qu'en est-il ?

Il n'a jamais promis, comme Nicolas Sarkozy a pu le faire avant lui, "zéro SDF" en France sous son quinquennat. C'est ce qu'a affirmé Emmanuel Macron ce jeudi soir, interpellé par un habitant de Bourg-de-Péage (Drôme) lors d'un débat local auquel il s'était invité. Le chef de l'Etat a précisé qu'il aurait souhaité que cela soit une réalité, mais qu'il ne s'était pas engagé sur ce sujet. 


Une affirmation qui mérite un éclaircissement. En juillet 2017, peu après son élection, Emmanuel Macron avait bien lancé cette phrase, que de nombreux Français ont pu retenir : "Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois". Il ajoutait que c'était "une question de dignité, une question d'humanité et d'efficacité".

Un contexte spécifique

Fin 2017, cette phrase était d'ailleurs ressortie, par l'intermédiaire de plusieurs associations lui rappelant son engagement. Droit au Logement avait notamment manifesté le jour de Noël devant le ministère du Logement, déplorant que les sans-abri n'aient "jamais été aussi nombreux". 


Il faut toutefois rappeler le contexte dans lequel Emmanuel Macron avait prononcé ces mots, le 27 juillet 2017, lors d'une cérémonie de naturalisation dans le Loiret. Le chef de l'Etat évoquait alors la situation des migrants, et tout particulièrement des demandeurs d'asile. "La première bataille, c'est de loger tout le monde dignement", déclarait à leur propos Emmanuel Macron. "Ce qui ne va pas dans notre pays, c'est qu'il y a d'un côté ceux qui pensent que lorsqu'on accueille dignement, les gens continueraient à s'installer. Et il y a, de l'autre côté, ceux qui veulent développer des logements mais qui voudraient qu'il n'y ait aucun traitement administratif, aucune procédure". Des précisions qui montrent de façon claire que le chef de l'Etat ne parlait pas de l'ensemble des sans-abri en France, mais des réfugiés. 

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