Journée d'action CGT-FO : 131.000 manifestants en France selon Castaner, près de 350.000 pour la CGT

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MOBILISATION - A l'appel des syndicats CGT et FO, plus de 100.000 de personnes ont manifesté, mardi 19 mars, réclamant plus de pouvoir d'achat et défendant les services publics. Parmi les plus mobilisés : les professeurs, qui ont été un quart à faire grève, selon le ministère de l'Education nationale.

A l'appel de la CGT et de FO, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue ce mardi. Elles réclamaient davantage de pouvoir d'achat et la défense des services publics. Des cortèges se sont élancés un peu partout en France. Les manifestants étaient 131.000 sur l'ensemble du territoire, selon le ministère de l'Intérieur, et près de 350.000 selon la CGT.


Selon un comptage médias, 17.500 personnes (50.000 selon la CGT) ont défilé dans les rues de Paris, du boulevard Saint-Michel au Champs-de-Mars.

A Marseille, 5000 personnes se sont rassemblées sur le Vieux-Port, selon la police. Au Havre ils étaient entre 2950 personnes (préfecture) et 10.000 (CGT), à Orléans entre 1200 et 2400. Plusieurs milliers de personnes se sont également rassemblées à Lyon, Rennes, Nantes, Nice ou Bordeaux sous le slogan: "Jeunes, actifs, retraités, tous unis contre l'austérité. Assez, assez, assez de répression!"

Des enseignants mobilisés

Parmi les professions les plus mobilisées : les enseignants. Dans les écoles primaires, un quart étaient en grève. Selon les chiffres du ministère de l'Education publiés à la mi-journée, 16,09% des enseignants se sont mis en grève : 23,84% dans le premier degré, et 8,85% dans le second degré. "Cela ne fait sans doute pas plaisir au ministère mais nous comptabilisons environ 40% des collègues en grève aujourd'hui", a d'ailleurs indiqué à l'AFP Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, se félicitant du "taux le plus haut depuis 2017".  Selon elle, les enseignants contestent le projet de loi "sur l'école de la confiance", voté en février à l'Assemblée nationale, et la politique de Jean-Michel Blanquer en général, qui "n'a pas de colonne vertébrale éducative".


Eclipsés depuis quatre mois par les Gilets jaunes et ayant boycotté le Grand débat, CGT et FO voulaient montrer qu'il fallait compter avec eux. 

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