Grève à la SNCF : Jean-Pierre Farandou annonce un plan d'économies en février prochain

Grève à la SNCF : Jean-Pierre Farandou annonce un plan d'économies en février prochain

SOCIAL - Jean-Pierre Farandou a annoncé jeudi 16 janvier qu'il allait mettre en place un plan d'économies pour "essayer de rattraper" une partie des pertes constatées depuis le début du mouvement contre la réforme.

Un grève, cela a un coût. Tant pour les entreprises touchées que pour les salariés mobilisés. Jeudi 17 janvier, Jean-Pierre Farandou, successeur de Guillaume Pepy à la tête de la SNCF, a annoncé que le coût du mouvement de protestation contre la réforme des retraites devrait approcher le milliard d'euros, pour son entreprise.

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600 millions de manque à gagner

"Au grand total, on ne sera pas très loin du milliard (d'euros de pertes). On est déjà à 850 millions", a chiffré le tout frais PDG devant des journalistes. Sur cette somme, la grève commencée le 5 décembre se traduit par 600 millions d'euros de manque à gagner au titre de 2019, qui, "pour faire simple", doivent correspondre à une perte nette du même montant.

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Selon lui, ce manque à gagner "ça va nous abîmer", déplore-t-il, tout en indiquant qu'il était encore dans l'incapacité de dire si la SNCF serait dans le rouge en 2019. "Les 600 (millions d'euros) de l'année dernière, ils sont perdus, on les met dans la clôture, -600 et basta", a-t-il jugé. "Mais on essaiera de rattraper" une partie des quelque 300 à 350 millions de pertes que devrait causer la grève cette année, a-t-il dit.

"Essayer de redresser ce qui peut l'être"

S'il est pour le moment incapable de chiffrer précisément le coût de cette grève, il a néanmoins promis qu'il arriverait lors du conseil d'administration de la SNCF qui doit se tenir en février prochain, avec une "évaluation plus fine des éléments et avec un plan qui traite de la situation". Et d'annoncer, donc, un "plan d'économies [...], qui essayera de redresser ce qui peut l'être". "On pourra en parler, sachant que le budget était déjà serré", dit-il.

Conscient qu'il lui faudra rassurer ses troupes sur ces économies, il a assuré qu'il ne "toucherait pas à l'emploi sur le terrain". "Il n'y aura pas d'impact sur l'emploi de production (non administratif, ndlr) de ce plan pour faire face à la situation nouvelle créée par la grève et son impact économique. Autre piste : il envisage également des cessions, ce qui devrait permettre à la SNCF de "développer ses activités". Sur ce point, il précise qu'il se laisse "trois-quatre mois" pour identifier les activités qui seront concernées, sachant que la question est liée au "contrat de performance" qui doit lier SNCF à l'Etat pour dix ans. Côté commercial, il compte aussi "amplifier la reprise du trafic" avec "des petits prix".

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