Paris : les poubelles s'entassent sur les trottoirs après le blocage de trois incinérateurs

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La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

PROPRETÉ - Depuis près de dix jours, trois incinérateurs d'Ile-de-France sont bloqués à l'appel de la CGT-Energie, opposée au projet de réforme des retraites. Le ramassage des ordures est perturbé dans plusieurs arrondissement de la capitale, notamment dans les 5e, 6e, 13e, 16e, 17e.

Certains n'ont rien vu de changé en sortant de chez eux, mais pour d'autres ça commence nettement à se voir. Depuis plusieurs jours maintenant, dans certains arrondissements, les poubelles débordent et les déchets en tout genre jonchent le sol.  La raison de ces amas de détritus visibles notamment dans les 5e, 6e, 13e, 16e ou encore 17e arrondissements? Le blocage de trois incinérateurs franciliens depuis dix jours maintenant, qui perturbe le ramassage des ordures. 

La CGT-Energie, opposée au projet de réformes des retraites, a en effet voté la semaine dernière l'arrêt des 3 unités d'incinérations de Saint-Ouen, Isséane-Issy-Les-Moulineaux et Ivry-sur-Seine, qui traitent 6.000 tonnes par jour. Six des sept fours sont éteints et seul un des fours de Saint-Ouen fonctionne au ralenti. Le syndicat a aussi mis en place un filtrage des bennes entrantes à Saint-Ouen et un arrêt de la gestion des fosses à Isséane et Ivry-sur-Seine. Résultat : les bennes ne peuvent plus déverser leurs déchets et repartir faire la collecte.

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Le mouvement se poursuit

Les choses ne devraient pas aller en s'arrangeant cette semaine. La CGT a en effet appelé à une reconduite du mouvement. 

Et si Derichebourg, chargée des déchets, a opté pour la réquisition pour permettre de gérer les contenus des bennes et de les rediriger vers des centres d'enfouissement, cela ne devrait pas changer grand-chose aux amas sur les trottoirs. 

La CGT-Energie ne compte pas s'opposer à la réquisition "pour ne pas mettre en difficulté les salariés réquisitionnés", selon Julien Lambert, membre du bureau de la Fédération Mines et Energie de la CGT. Elle rejette la responsabilité sur le gouvernement qui "refuse d'entendre les revendications des travailleurs et le mécontentement de la population".

Le Syctom estime à 700.000 euros par jour, soit "déjà 5 millions d'euros" le coût de la grève depuis le début du mouvement souligne l'impact environnemental, puisque les déchets ne sont plus brûlés et valorisés (en chaleur pour le chauffage urbain) et doivent être enfouis, soit "la pire solution en terme d'environnement".

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