Grève dans les stations de ski demain : de Tignes à Gérardmer, "pas d'inquiétude majeure"

Grève dans les stations de ski demain : de Tignes à Gérardmer, "pas d'inquiétude majeure"
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SÉRÉNITÉ - Ce samedi 15 février, les salariés saisonniers du secteur des remontées mécaniques sont appelés à la grève dans tous les massifs. Des débrayages "d'une heure ou deux" qui, selon les mairies des stations concernées, ne devraient pas générer de problèmes majeurs pour les vacanciers.

Les syndicats FO et CGT du secteur des remontées mécaniques ont lancé un appel national à la grève ce samedi 15 février. Les saisonniers vont cesser le travail dans une cinquantaine de stations de ski, protestant notamment contre de nouvelles règles d'indemnisation chômage ainsi que leur opposition à la réforme des retraites. Faut-il s'attendre à voir les files d'attente se multiplier au pied des remontées mécaniques ? Nous avons contacté plusieurs mairies qui, face au préavis de grève, ne manifestent pas de réelle inquiétude. 

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Gérardmer, dans les Vosges, fait notamment partie des stations impactées par ce préavis de grève. Au moment où nous le contactons, son maire Stessy Speissmann vient de faire le point avec le directeur de la station. "Au vu des difficultés actuelles avec l’enneigement qui est plus que contraint cette année et le début des vacances, les saisonniers ne vont pas bloquer des remontées-mécaniques", assure-t-il. 

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Pas de blocage, donc : "Les saisonniers vont débrayer sous une autre forme, en distribuant des tracts, en mettant des affiches pour expliquer aux gens qui se passent avec l’assurance chômage qui les touchent de plein fouet. Mais il n’y aura pas de grève physique, donc de personnes qui ne travailleront pas. En tant que maire, je ne mets donc pas d’action en parallèle, je les laisse tracter, afficher, informer les touristes et la clientèle sans problème." 

"Cela s'annonce calme"

Le maire tient à nous rappeler le pourquoi de cette grève : "Avant, il fallait qu’il travaille trois mois d’affilée comme saisonnier pour pouvoir avoir des indemnités. Aujourd’hui, c’est passé à six mois. Or, un saisonnier chez nous n’a jamais six mois. C’est dramatique pour tous." L’information du préavis du grève lui est d'ailleurs parvenue par les saisonniers eux-mêmes. Selon lui, "aucune panique" ne se manifeste chez les vacanciers. 

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Également contactée par nos soins, la mairie de Chamonix, qui se remet à peine de la visite d’Emmanuel Macron mercredi, ne s’attend pas non plus à de réelles difficultés. Idem du côté de la mairie de Megève, qui constate que "personne ne s’est affolé". A Tignes, on nous informe qu'"une réunion a eu lieu ce vendredi" et, selon la mairie, "il ne faut pas s’attendre à une agitation considérable : cela s’annonce calme, sans grande perturbation." 

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