Grève du 5 décembre : les Gilets jaunes appelle à rejoindre le mouvement contre la réforme des retraites

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La colère des Gilets jaunes

CONVERGENCE - A l'issue de leur "Assemblée des assemblées" ces samedi 2 et dimanche 3 novembre, les Gilets jaunes ont décidé de rejoindre la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites.

"L'heure est à la convergence avec le monde du travail". A l'issue de l'"Assemblée des assemblées" qu'ils ont organisée ces samedi 2 et dimanche 3 novembre à Montpellier, les Gilets jaunes ont décidé de venir grossir les rangs de la grève contre la réforme des retraites. Ce grand raout social est prévu le 5 décembre prochain, dans toute la France, et laisse deviner, en l'état, un arrêt des trains, des transports en commun.

"L'Assemblée des assemblées de Montpellier appelle les Gilets jaunes à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs gilets bien visibles !", ont assuré ce dimanche quelque 600 Gilets jaunes. Ces derniers, représentant 200 délégations de ronds-points, s'étaient réunis dans un musée désaffecté de Montpellier pour évoquer la suite de leur mouvement. 

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"Une première journée" de grève interprofessionnelle

"Notre mouvement est parti de la base et nous avons impulsé une radicalité pour que les gens ne se laissent pas faire", précise également le communiqué. Les Gilets jaunes ont également annoncé que la prochaine "Assemblée des assemblées" se tiendra à Toulouse, à une date pour l'instant encore indéterminée.

La CGT, FO, la FSU et Solidaires organisent "une première journée" de grève interprofessionnelle le 5 décembre contre la réforme des retraites, rejoignant plusieurs syndicats de la RATP - dont la CFE-CGC - et de la SNCF. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le projet de réforme des retraites vise à fusionner en un système unique par points les 42 régimes existants, à l'horizon 2025. S'il va priver de leurs avantages de nombreux régimes, venus compenser des conditions de travail plus pénibles ou des revenus plus faibles, la compensation à cette universalité reste encore floue, dénoncent les opposants à la réforme. Le gouvernement prévoit de faire voter le projet de loi qui définira ce système "universel" d'ici juillet 2020.

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