Grève du 5 décembre : des heurts contenus à Paris et en régions

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Les grèves contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron

TENSIONS - De légers heurts ont éclaté à proximité de la place de la République à Paris alors que le cortège contre la réforme des retraites s'était élancé dans le calme. À Nantes ou à Lyon aussi, la situation a été tendue, mais globalement contenue.

C'était la crainte des forces de l'ordre. En marge de ce jeudi 5 décembre, journée de protestation massive contre la réforme des retraites, le préfet de police de Paris Didier Lallement avait lancé un appel à l'aide aux syndicats et aux manifestants pour éviter que des violences dues aux casseurs éclatent. "Qu'ils nous aident tout simplement à empêcher ces casseurs de casser, leur laisser aucun espace. Nous signaler immédiatement lorsqu'ils agissent et faire en sorte qu'ils puissent être identifiés dès lors qu'ils se forment. Ils se forment au cœur des manifestations pour venir à l'avant", avait-il prévenu lors de son point-presse.

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Cette crainte des autorités s'est matérialisée, à Paris notamment, peu après le départ des cortèges. Des casseurs se sont greffés aux manifestants, provoquant des premiers heurts et débordements. Plusieurs personnes encagoulées ont lancé des projectiles en direction de gendarmes mobiles. Ils ont allumé des petits incendies sur du mobilier urbain, avec du liquide inflammable. Un vélo, des feux tricolores surmontés de caméras de surveillance ainsi qu'une cabine de chantier ont pris feu. En amont du cortège, d'autres heurts ont éclaté près de la place de la République, où des détonations ont été entendues.

La situation s'est aussi tendue dans plusieurs autres villes de France. À Nantes, où les premiers affrontements ont éclaté, du mobilier urbain a été tagué et détruit par les casseurs. Des boutiques présentes sur le parcours du cortège ont été également saccagées par les Black blocs, parmi lesquelles des banques, des magasins de téléphonie et encore une boutique de luxe.

À Bordeaux, Lyon ou encore à Rennes, où des pompiers venus manifester ont été pris pour cibles par des individus, des exactions ont aussi eu lieu. Elles ont été rapidement circonscrites par les forces de l'ordre, qui ont rétabli le calme.

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