Grève : toujours pas de "cars Macron" dans Paris, le gouvernement accuse Anne Hidalgo qui se défend

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CONFLIT SOCIAL - Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a annoncé que des cars "Macron" devraient être mobilisés pour transporter des voyageurs dans Paris intra-muros. Mais le dispositif tarde à se mettre en place. Le gouvernement accuse Anne Hidalgo qui se défend.

Des cars "Macron" pour circuler en Ile-de-France à la place des métros et RER ?  C'est en tout cas la piste retenue par Jean-Baptiste Djebbari. Le secrétaire d'Etat aux Transports a indiqué que les compagnies de cars privées allaient être autorisées à desservir Paris intra-muros en partant de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et jusque Massy (Essonne). Combien d'arrêts ? Combien de cars ? "Les discussions sont encore en cours", s'est contenté de précisé le secrétaire d'Etat, affirmant que les bus seraient en service dès jeudi avant finalement que le dispositif serait plutôt opérationnel vendredi le temps que les transporteurs établissent leur offre. .. et qu'un consensus soit trouvé avec la mairie de Paris.

Anne Hidalgo n'est, semble-t-il , "pas tout à fait favorable", a expliqué Jean-Baptiste Djebbari sur RTL vendredi. 

Le secrétaire d'Etat avait pourtant assuré mercredi que le dispositif serait de l'ordre d'une "cinquantaine, soixantaine de cars pourraient être mobilisés en Ile-de-France"... avant, finalement, jeudi, d'évoquer plutôt 15 à 20 cars.  

"Nous avions proposé que ces bus desservent Châtelet, Gare du Nord et Denfert Rochereau", a encore indiqué Jean-Baptiste Djebbari regrettant  le "refus" de la maire de Paris. "C'est dommage pour les Franciliens".  

La ville de Paris n'a "pas été sollicitée" sur ce sujet

Anne Hidalgo s'opposerait-elle à la présence de "Cars Macron" ? La Ville de Paris se défend et indique même qu'elle n'a pas été sollicitée sur ce sujet "ni par l'Etat ni par la région." "Par ailleurs, Paris se prépare à accueillir plusieurs dizaines de milliers de manifestants, la Préfecture a mis en place un périmètre de sécurité très important sur le parcours de la manifestation qui traverse Paris, les risques d’embouteillage à Paris sont donc importants et on ne peut pas ajouter à cela la circulation de cars supplémentaires dans Paris", indique encore la Ville de Paris.

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Quant aux compagnies elles-mêmes, elles commencent à s'organiser. La compagnie allemande FlixBus a notamment indiqué qu'elle serait prête à assurer cette desserte à partir de vendredi, gratuitement.   "On fait dans la mesure de nos capacités, ce n'est pas non plus simplissime pour nous de mettre de l'offre supplémentaire sur les routes", avait estimé Yvan Lefranc-Morin, directeur général pour la France de FlixBus. Il lui faut "mobiliser" les sous-traitants pour qu'ils trouvent des véhicules et des chauffeurs, et aussi obtenir de la place dans les gares routières, entre autres contraintes administratives.

"En aucun cas on ne serait capable de doubler notre capacité du jour au lendemain ou même d'une semaine sur l'autre, ça demande beaucoup de préparation", a ajouté Yvan Lefranc-Morin, notant que les cars supplémentaires seront concentrés sur les plus gros axes. Parmi les destinations les plus prisées : la Normandie, le Grand Ouest, et surtout, pour le week-end, Lyon pour la fête des Lumières et Strasbourg pour son marché de Noël. Malgré ce casse-tête, le conflit social qui se prépare est du pain bénit pour les deux compagnies : "La demande a doublé !" se réjouissent-elles. "Les grilles tarifaires ne bougent pas, les sièges sont vendus au même prix, ce n'est pas plus cher", a précisé BlaBlaBus.

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