Hausse des taxes sur le carburant : "Cela mérite que nous y réfléchissions", estime François Bayrou

Hausse des taxes sur le carburant : "Cela mérite que nous y réfléchissions", estime François Bayrou

CONSEILS - Dans un entretien au Figaro, François Bayrou estime que le gouvernement doit revoir sa position sur la hausse des prix du carburant au mois de janvier prochain.

François Bayrou sort du silence. Dans un entretien au Figaro, le président du MoDem et ancien ministre de la Justice d'Emmanuel Macron, y est allé de son commentaire sur le mouvement des Gilets jaunes et la position du gouvernement. "Une nouvelle étape d'augmentation des taxes sur les carburants est prévue au mois de janvier : cela mérite que nous y réfléchissions", a estimé le maire de Pau. 

"La trajectoire définie à partir de 2007, sous l'impulsion de Nicolas Hulot, était claire : une augmentation progressive des prix pour conduire à une baisse de la consommation des hydrocarbures. Mais peut-être n'avons-nous pas assez réfléchi au 'progressivement'", a déclaré François Bayrou, qui propose de "reprendre l'idée d'une modulation des taxes en fonction du coût du baril du pétrole."

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Le leader centriste appelle aussi à "comprendre qu'un tel mouvement est un révélateur d'une crise profonde de la société française", "une sorte de sécession de la base de la société contre son prétendu sommet" qui date, selon lui, "de plusieurs décennies".

Les responsables politiques doivent aller plus loin."- François Bayrou

Si François Bayrou reconnaît que "la première mission de l'Etat est de faire régner l'ordre", il estime également que "les responsables politiques (...) doivent aller plus loin, il leur faut des antennes pour comprendre ce qui se passe".

A propos du Premier ministre qui "répète qu'il ne changera pas de cap", François Bayrou répond qu'une "démocratie, ce n'est pas que le gouvernement, c'est aussi un Parlement et des mouvements politiques qui ont la responsabilité d'ouvrir le débat", tout en défendant Emmanuel Macron, lequel a selon lui "une pleine conscience de cet éloignement et de cette rupture".

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