Hôpitaux : le mouvement des urgences se poursuit avec une nouvelle manifestation, ce mardi à Paris

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SOCIAL - Les syndicats hospitaliers et le collectif Inter-Urgences organisent à nouveau, mardi 2 juillet une manifestation à Paris, suite d'un mouvement amorcé en mars pour réclamer des moyens. La ministre de la Santé a déjà annoncé le déblocage de 70 millions d'euros pour les personnels.

La perspective de la pause estivale n'entame pas leur détermination. Les personnels des urgences sont à nouveau appelés à manifester, mardi 2 juillet, à Paris, dans le cadre d'un mouvement de grève national entamé dès le mois de mars, qui s'est notamment traduit par une journée d'action le 11 juin dernier. 


A l'appel des syndicats hospitaliers CGT, FO, SUD et le collectif de soignants Inter-Urgences, les personnels hospitaliers devraient se rassembler à partir de 10h devant le ministère de l'Economie, pour prendre, à 11h30, le chemin du ministère de la Santé, où ils souhaitent être reçus par Agnès Buzyn. Un autre rassemblement est attendu à Bordeaux à 13h, au départ de l'hôpital Pellegrin. 

"Des avancées"

Après des manifestations en ordre dispersé depuis le début du mois de juin, le collectif et les syndicats appellent à un mouvement unitaire, revendiquant des actions dans 153 services d'urgence. Il s'agit, d'après le communiqué, d'une "dernière ligne droite" pour demander des moyens pour les personnels. S'il reconnaît localement "des avancées", il déplore des réponses "insatisfaisantes sur le plan national".  

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Grève aux urgences : le gouvernement débloque 70 millions d'euros pour les agents

En Ile-de-France, où le mouvement a été particulièrement suivi, les autorités sanitaires ont débloqué des moyens. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé la création de 230 postes dans ses 25 services d'urgence, tandis que l'ARS a proposé un "contrat d'objectif zéro brancard dans les couloirs", avec une incitation financière à la clé pour les hôpitaux concernés. 


De son côté, Agnès Buzyn a d'ores et déjà mis sur la table 70 millions d'euros, visant à verser une prime de 100 euros nets aux 30.000 personnels non médicaux des urgences et permettre des recrutements durant l'été afin qu'il n'y ait "pas de trous dans les lignes de garde". Selon l'ARS d'Ile-de-France, au moins "1000 plages de 12 heures" restent non pourvues en médecins, et autant d'infirmière, en juillet et en août.


Les grévistes réclament toujours 300 euros d'augmentation, des effectifs supplémentaires ainsi qu'un moratoire sur les fermetures de lits. Les personnels des maternités, des Ehpad et d'autres services hospitaliers sont appelés à rejoindre le mouvement.

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