Pitié-Salpêtrière : les gardés à vue assurent de concert avoir fui "les ultra-violences policières"

Social

Toute L'info sur

La colère des Gilets jaunes

DÉCLARATION - Les manifestants qui avaient été placés en garde à vue après avoir été interpellés le 1er mai dans l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière se sont exprimé collectivement pour la première fois. Ils ont assuré lors d'une conférence de presse samedi que "seules deux options s'offraient à nous: subir des coups (...) ou se réfugier dans un espace aéré".

Ils ont collectivement donné leur version des faits. La trentaine de manifestants placés en garde à vue après avoir été interpellés le 1er mai à Paris, sur un escalier menant à un service de réanimation de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, ont donné une conférence de presse ce samedi. Selon eux, pas d'intrusion violente et encore moins d'attaque, mais une volonté de se réfugier.

Dans une déclaration lue par la dizaine de personnes présentes, et "validée" par l'ensemble des interpellés, réunis sous le nom "Les 34 de la Pitié", ils affirment qu'ils n'avaient fait que "fuir les ultra-violences policières".

Alors que la manifestation était coupée en deux par les forces de l'ordre, ces manifestant disent avoir été noyés sous "une pluie de lacrymogène et de LBD" boulevard de l'Hôpital et que "tout le monde était visé, y compris un grand nombre d'enfants et de personnes fragiles". "Seules deux options s'offraient à nous: subir des coups (...) ou se réfugier dans un espace aéré", expliquent-ils.

Ils remercient les "travailleurs et travailleuses de l'hôpital de la Salpêtrière qui ont fait émerger la vérité"

"Terrifiés", ils se sont engouffrés par une "grille ouverte" de l'hôpital, où ils se sont "réfugiés sous l'effet de la panique". Mais, "brusquement", des CRS les ont "chargés", alors que "des voltigeurs" (des policiers à moto, souvent en binôme) sont arrivés de l'autre côté. Alors, poursuivent-ils, les manifestant ont pris un escalier pour demander "le droit d'asile". Ils ont par la suite remercié les "travailleurs et travailleuses de l'hôpital de la Salpêtrière qui ont fait émerger la vérité".

Lire aussi

"À aucun moment nous ne savions qu'il s'agissait du service de réanimation", précisent les manifestants, qui assurent n'être "jamais rentrés dans le bâtiment" et qu'il ne s'agissait de leur part ni d'une "attaque, ni d'une intrusion violente", mais que "le but" était "bien de se réfugier". Évoquant une manifestation "déclarée et autorisée" qui s'est "transformée en cauchemar", ils estiment que des "événements incompréhensibles et inadmissibles" ont eu lieu.

Après leur interpellation par les CRS, auxquels ils disent n'avoir opposé "aucune violence", ils affirment avoir été victimes de "violences" au dépôt de police. Ils évoquent notamment leurs "28" à "30 heures" de garde à vue, au cours desquelles ils aurait fait l'objet d'une "pression psychologique intense", sans pouvoir voir leurs avocats. Arrivés au Palais de justice, ils ont réalisé l'ampleur qu'avait pris la controverse. Ils disent avoir été "victimes d'un engrenage politique" qui les "dépassait".

Lire et commenter