Instauration d'un couvre-feu : les restaurateurs fustigent des "mesures punitives"

Instauration d'un couvre-feu : les restaurateurs fustigent des "mesures punitives"

RÉACTIONS - Mercredi 14 octobre, Emmanuel Macron a annoncé un net durcissement des restrictions dans plusieurs métropoles françaises. Des décisions qui se heurtent à la colère des professionnels de la restauration et de l'hôtellerie qui pourraient être particulièrement affectés.

 "C'est catastrophique pour notre économie, pour nos métiers. On ne sait plus vers qui se tourner pour du soutien". David Zenouda, représentant de l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) Nuit Île-de-France, s'est montré des plus amers au micro de LCI. A la suite de l'annonce du couvre-feu par Emmanuel Macron, il estime que 100.000 emplois ont déjà été perdus à l'heure actuelle dans le secteur, 200.000 pourraient l'être dans les mois à venir. "On ne désire qu'une chose : travailler. On nous en empêche", regrette-t-il. Une plainte qui trouve un écho chez le chef trois étoiles Guy Savoy : "On vit ça comme une forme d'incohérence, d'injustice. C'est un coup dur, ce soir, c'est un coup d'arrêt pour nos métiers"

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Une décision "lourde de conséquences"

Peu après la fin de l'intervention du président de la République, les fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration (HCR) ont publié un communiqué commun pour s'élever contre ces nouvelles restrictions sanitaires, des "mesures punitives". L'instauration du couvre-feu de 21h à 6h dans plusieurs grandes métropoles constitue "une fermeture déguisée" de leurs établissements, retiennent les professionnels. "Force est de constater que cette décision équivaut à une refermeture de nos établissements", martèlent-ils, pas consolés par la possibilité de rester ouvert jusqu'à 21h. Elle est "lourde de conséquences pour le secteur [...] déjà durement frappé par cette crise", souligne le document communiqué par l'Umih, le SNRTC (Syndicat de la restauration thématique), le GNI (Groupement des indépendants hôtellerie et restauration) et le GNC (Groupement national des chaînes hôtelières).

Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu'un couvre-feu serait imposé dès samedi pour un mois, voire jusqu'au 1er décembre, en Île-de-France et dans huit métropoles de 21H00 à 06H00 pour faire face à la situation sanitaire "préoccupante". Dans ce contexte, le secteur HCR réclame "un dispositif d'aides renforcées pour accompagner les trésoreries" et "des actes sur les loyers et les assurances" voire un geste sur la TVA.

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