VIDÉO - Interpellé en marge du 14-Juillet, Jérôme Rodrigues dénonce une arrestation "arbitraire"

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RÉACTION - Interrogé sur LCI après la levée de sa garde à vue ce dimanche 14 juillet, Jérôme Rodrigues donne sa version des faits. Et dénonce une interpellation "arbitraire". Cette figure des Gilets jaunes a fait savoir qu'elle comptait porter plainte.

Une "discrimination gouvernementale". Les mots sont forts. Ce dimanche 14 juillet, en marge des festivités, Jérôme Rodrigues a été placé en garde à vue pour "organisation d'une manifestation illicite", avant d'être relâché quelques heures plus tard.  Alors que la procédure a été classée sans suite, cette figure des Gilets jaunes dénonce une interpellation "arbitraire". 

Plusieurs plaintes seront déposées, notamment pour "interpellation illégale"

Au micro de LCI, Jérôme Rodrigues donne sa version des faits. Arrivé dès 6h30 sur les Champs-Elysées, accompagné de sa compagne et d'une amie, il dit avoir voulu uniquement assister au défilé "en tant que citoyen". "J’ai moi-même de la famille dans l’armée, je suis très respectueux de nos armées." Sauf que voilà, selon son récit, il aurait croisé le chemin de Didier Lallement, préfet de police de Paris. "Je l’ai croisé du regard, il m’a reconnu, et il a fait emmener une équipe de police pour venir m’amender." Suite à quoi ce Gilet jaune indique avoir reçu une amende de 135 euros, alors qu'il était "tout seul, sans gilet jaune et sans aucun signe distinctif". Pour rappel : tout rassemblement de Gilets jaunes était interdit dans une large périmètre qui comprenait évidemment cette avenue. Après avoir à nouveau été contrôlé deux fois, il "décide de rentrer chez [lui]" mais fait un détour par l'avenue Wagram, un axe perpendiculaire à la place de l'Étoile, où se trouverait son avocat. C'est à ce moment-là qu'il est arrêté. 


De quoi pousser cette figure historique du mouvement à dénoncer, comme son avocat, une "discrimination gouvernementale". Me Arié Alimi décrit ainsi une interpellation uniquement liée à l'"appartenance politique" de son client. Il indique auprès de LCI que plusieurs plaintes seront déposées pour "interpellation illégale, violation des libertés individuelles et discrimination en raison de son appartenance politique".

En quoi suis-je dangereux?Jérôme Rodrigues, figure du mouvement des Gilets jaunes

Quant au Gilet jaune blessé à l’œil en janvier dernier, il confie avoir été surpris par cette interpellation. "En quoi suis-je dangereux ?", s'interroge-t-il, en rappelant qu'il est "pacifiste" et "l'un des premiers à vouloir déclarer les manifestations".


Maxime Nicolle, arrêté en même temps que son compagnon de lutte, a lui aussi fait savoir qu'il comptait porter plainte. Car celui qui se fait surnommer Fly Rider estime avoir été interdit de se rendre aux Champs-Elysées "sous prétexte" qu'il est une personne "médiatiquement connue des Gilets jaunes". Il compte donc déposer une plainte pour "arrestation arbitraire et contrôle au faciès".

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