La grève a coûté plus d'un milliard d'euros à la RATP et à la SNCF, indique Matignon

La grève a coûté un milliard d'euros à la RATP et la SNCF, calcule le gouvernement
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Les grèves contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron

COÛT DE LA GRÈVE - Selon un montant dévoilé ce mercredi sur LCI par le secrétaire d'Etat aux Transports et confirmé aussitôt par Matignon, les perturbations à la SNCF et à la RATP ont coûté un milliard d'euros aux deux entreprises publiques.

Le chiffre est tout rond, il interpelle, et le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari l'a annoncé sur le plateau de David Pujadas, mercredi 15 janvier. "Les grèves [contre la réforme des retraites] coûtent à l'usager, aux grévistes, mais elles coûtent aussi beaucoup aux entreprises publiques. C'est un milliard d'euros quand vous cumulez les pertes de la RATP et de la SNCF. Ce sont donc des outils industriels qui sont endommagés", a souligné le bras droit d'Elisabeth Borne. 

Un chiffre confirmé aussitôt par les services de Matignon auprès de l'AFP. Le montant des pertes, plus précisément, est "proche de 200 millions d'euros pour la RATP et environ 850 millions pour la SNCF", ont annoncé les services du Premier ministre, suite à une réunion entre Edouard Philippe, la patronne de la RATP Catherine Guillouard et le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou. 

5% de grévistes à la SNCF au 42e jour de grève

La publication de ce chiffre intervient au 42e jour de conflits, et alors que le chef du gouvernement avait affirmé, un peu plus tôt, au terme d'un séminaire gouvernemental à l'Elysée, que "la grève n'avait que trop duré", jugeant que le conflit avec les salariés mobilisés "était sans issue". Au sortir de sa réunion avec les directions de la RATP et de la SNCF, Matignon relevait par ailleurs "le mouvement progressif mais sensible de retour au travail des agents". En effet, pour la première fois depuis des semaines, des métros autres que la ligne 1 et 14 fonctionnaient en dehors des heures de pointe, tandis que la SNCF enregistrait un taux de grévistes inférieur à 5%. Ce dont Edouard Philippe ne se plaindra pas, lui qui confiait dans le même point presse "se réjouir évidemment" de cette dynamique. 

Pour autant, le nombre de grévistes a beau diminuer, les perturbations ne sont pas pour autant terminées. En effet, l'intersyndicale composée notamment de la CGT, de la CFE-CGC et de FO, a appelé, ce mercredi, à une mobilisation "massive" le 24 janvier, jour de l'examen du projet de loi de réforme des retraites devant le Conseil des ministres.

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