Le Cap-Ferret pris d'assaut par les citadins : "Ça a été l'envahissement"

Le Cap-Ferret pris d'assaut par les citadins : "Ça a été l'envahissement"
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EXODE - Des citadins ont voulu fuir leurs appartements après les annonces de confinement de la population. Arrivés en masse en province, comme au Cap-Ferret (Gironde), la cohabitation est difficile avec les résidents à l'année qui redoute cette vague de touristes potentiellement contagieux.

Sous les pins ensoleillés et avec le bassin d'Arcachon en arrière-plan, le confinement est tout de suite plus vivable. Forts de cette certitude, de nombreux citadins Parisiens ou Bordelais ont débarqués en masse le week-end dernier au Cap-Ferret. Ils fuient l'enfermement dans leurs appartements au cœur des villes, souvent plus touchées par l'épidémie de Covid-10. Or cette vague de touristes, potentiellement contagieuse, n'a pas évidemment pas réjoui les Girondins.

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Résidences secondaires et locations de dernière minute

Des villas d'habitude désertes pendant la période ont retrouvé leur propriétaire en avance, qui ont parfois renoncé à louer leur bien pour le printemps, comme en témoigne une agence immobilière du Cap-Ferret. Sa gérante n'a pas chômé la semaine dernière : l'agence a géré de nombreuses demandes de dernière minute pour des maisons à louer. Parfois pour de longues durées. Les citadins ont bloqué "un mois et demi à deux mois, au lieu d'une ou deux semaines", comme elle en a l'habitude. 

Un afflux qui ressemble à celui de l'été, mais qui ne tient pas qu'au cadre de vie idyllique. "Rester dans un appartement parisien, avec les enfants, c’est compliqué", témoigne un des derniers arrivés. "Si on peut faire autrement, on le fait". Ici, les grands espaces verts permettent de sortir plus facilement prendre l'air, comme l'a autorisé le gouvernement.

Une cohabitation difficile au temps du coronavirus

Or le Cap-Ferret, comme d'autres villes de province, a été très peu touché par l'épidémie de coronavirus. Une situation qui pourrait changer avec cet afflux massif de personnes venues directement des zones plus à risques. La menace potentielle de ces porteurs sains ou encore asymptomatiques rend la cohabitation difficile. 

"Au lieu de rester tranquille, ces gens ont fait des kilomètres, ils ne comprennent pas trop ce qu'on leur explique", tance un habitant, outré par la situation. "C’est complètement ridicule, [ils viennent] dans des régions où il y a rien et d’un coup il va y en avoir [des personnes atteintes du Covid-19].

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Un autre résident à l'année surenchérit : "Ça a été l’envahissement, c’est pas raisonnable". En plus du potentiel risque sanitaire, cette arrivée inattendue a provoqué une pénurie alimentaire dans la ville. Dans les quelques magasins ouverts en hiver - les habitants sont peu nombreux hors saison - les rayons sont vides.

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