Le mouvement de grève du mardi 19 mars sera très suivi dans les écoles

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MOUVEMENT DE GREVE - La journée de mobilisation interprofessionnelle à l'appel de plusieurs syndicats sera très suivie dans les écoles maternelles et élémentaires : quatre enseignants sur dix ont indiqué qu'ils ne feraient pas classe, selon le principal syndicat du primaire.

La journée du mardi 19 mars demandera très certainement une organisation très particulière pour les parents. A l'appel de plusieurs syndicats, cette journée de mobilisation interprofessionnelle sera très suivie, notamment dans les écoles primaires et élémentaires. Le principal syndicat enseignant du primaire annonce que quatre enseignants sur dix ne ferait pas classe, demain. 


Un chiffre déjà connu car les syndicats d'enseignants  sont tenus d'annoncer à l'avance s'ils comptent participer, ou pas, à un appel à la grève. Les réponses compilées par les antennes départementales du Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, font donc état de 40% de grévistes. 

Pour ce qui est du secondaire, l'ampleur du mouvement demeure, ce lundi, difficile à quantifier : les professeurs des collèges et lycées n'ont pas l'obligation de se déclarer à l'avance.

Protester contre le projet de loi "école de la confiance"

Pour les enseignants, cette journée permettra de "protester contre l'orientation de la politique éducative", indique Francette Popineau, secrétaire générale du syndicat. Le projet de loi "sur l'école de la confiance", voté en février à l'Assemblée nationale, ne donne aucun moyen supplémentaire, "sauf aux écoles privées", ajoute-t-elle. 


Dans le cadre de cette loi, l'instruction obligatoire démarre à trois ans, et non plus à six, et engendre, de fait, des dépenses nouvelles pour les communes, en direction des maternelles privées. Aux dépens des écoles publiques, assurent ses opposants. La quasi-totalité des enfants de 3 à 6 ans qui ne sont pas scolarisés résident dans les départements et régions d'Outre-Mer, rappelle la responsable syndicale. Mais aucun effort financier n'a été fait dans leur direction, ajoute-t-elle.

Autre grief des professeurs du primaire : le "recadrage, avec menaces de sanctions", envoyé par le ministère de l'Education nationale début mars aux recteurs, qui vise les enseignants refusant de faire passer les évaluations de CP et CE1 à leurs élèves, ajoute toujours la syndicaliste. Ces évaluations, sous leur forme actuelle, sont vertement critiquées par des enseignants, y compris certains favorables à ce type de dispositif, mais le ministre "avance seul" et "refuse d'écouter", déplore Francette Popineau.

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