Les Gilets jaunes reviennent à Paris le 1er décembre et ils sont accompagnés : à quoi s'attendre samedi ?

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MANIFESTATION - Troisième semaine de mobilisation. Comme tous les samedis, les Gilets jaunes comptent manifester dans la capitale. Une mobilisation qui inquiète les forces de l'ordre, après les nombreux débordements survenus la semaine dernière. A quoi peut-on s'attendre ? Qui ? Où ? LCI vous livre des éléments de réponse.

Samedi 1er décembre, la journée devrait à nouveau être tendue dans les rues parisiennes. Les Gilets jaunes appellent à une nouvelle manifestation dans la capitale, alors que d'autres mouvements - étudiants, CGT, collectif Adama, collectif antiraciste Rosa Parks - ont eux aussi programmé de manifester à Paris. 

Où ça va se passer ?

Les Gilets jaunes veulent marcher sur les Champs-Elysées ce samedi. De nombreux appels ont été lancés dans ce sens sur les réseaux sociaux pour manifester "au plus près de l'Elysée". Après leur rencontre avec François de Rugy, Éric Drouet et Priscillia Ludosky avaient déclaré que le rendez-vous pour un "acte 3" samedi était maintenu. Une information de nouveau confirmée ce mercredi soir sur le plateau de la Grande explication, sur LCI, où les porte-parole des Gilets jaunes ont assuré que le lieu était maintenu.


Sur les Champs-Elysées, fermés à la circulation dès 2 heures du matin ce 1er décembre, des barrages filtrants seront mis en place, a indiqué ce jeudi le ministre de l'Intérieur, pour interdire l'accès aux manifestants sans fermer définitivement l'avenue. Les forces de l'ordre procéderont à des "contrôles d'identité systématiques très strictes", a assuré sur France 3 Christophe Castaner. Un choix visant à éviter une nouvelle salve de débordements, et de nouveaux dégâts mais qui aura un impact politique. Le dispositif et ma mise en place du barriérage sera déployé entre 2h et 6h du matin.


Des déclarations de manifestations avaient déjà été émis pour d'autres lieux ce mercredi : un rassemblement à République et une manifestation de Madeleine à République.

Combien vont être les Gilets jaunes ?

Le nombre n'est pas encore clairement connu, mais déjà 33.000 personnes disent participer à "l'Acte 3 - Macron démissionne", la page Facebook consacrée à la manifestation de samedi et qui enregistre le plus grand nombre de participants. 132.000 personnes se disent également "intéressées". La semaine dernière, ils étaient 12.000 sur les Champs, selon un décompte du ministère de l'Intérieur.

Quel va être le dispositif policier ?

La semaine dernière, les autorités avaient déployé 3000 forces de l'ordre. Selon Loïc Travers du syndicat Alliance, un millier de forces mobiles supplémentaires seront mobilisées, pour limiter l'accès aux Champs-Elysées. Au total donc, 4000 policiers sur le terrain, un dispositif très important comparé aux manifestations classiques. 


La préfecture de police de Paris indique ce vendredi qu'un dispositif particulier sera mis en place dès samedi 1er décembre, 6h du matin. L'accès, contrôlé par des barrages filtrants, sur présentation des sacs et des pièces d'identité sera possible sur le haut des Champs Elysées, entre le rond-point Champs-Elysées Marcel Dassault et la rue de Presbourg. Les secteurs de la Place de la Concorde, Place Beauvau, Matignon et Assemblée Nationale seront fermés. La préfecture de police indique à LCI que toute personne en possession d'une arme par destination sera interpellée et des consignes "fermes" d'interpellation ont été données. 

Quels sont les soutiens politiques ?

Alors qu'au début du mouvement, hommes et femmes politiques marchaient sur des oeufs de peur d'être accusés de récupération, ils sont aujourd'hui nombreux à afficher de près ou de loin leur soutien aux Gilets jaunes. Alors qui sera à leurs côtés ce samedi ? Jean-Luc Mélenchon a indiqué ce jeudi qu'il serait de la partie, discrètement : "Je m'arrange pour que ma présence soit la plus efficace possible, c'est-à-dire que j'évite les concentrations de caméras autour de moi".


Avant lui déjà, le député LFI de la Somme François Ruffin avait rejoint le cortège dès le 17 novembre. Ce jeudi, il a même lancé une mobilisation "La fête à Macron", place de la République à Paris, en compagnie du comité pour Adama Traoré et d'ancien leaders de Nuit Debout pour inciter les Parisiens et autres habitants des grandes ville à rejoindre le mouvement.


De l'autre côté de l'échiquier politique, Nicolas Dupont-Aignan et Marion Maréchal étaient aussi de la partie, le 24 novembre, tout comme le député RN Gilbert Collard.

Qui d'autre va défiler ?

Un mouvement a priori bien éloigné de la préoccupation première des Gilets jaunes sur le prix des  carburants, a appelé à défiler aux côtés des manifestants contre la vie chère. Le collectif Adama (créé par les proches d'Adama Traoré, décédé lors d'une interpellation en juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise), a annoncé qu'il rejoindrait la manifestation car, dit-il, "les quartiers populaires sont confrontés aux mêmes problématiques sociales que les territoires ruraux ou périurbain". Le collectif, qui se revendique des "banlieues en jaune", devrait défiler de la gare Saint-Lazare aux Champs-Elysées.


Autre manifestation prévue : celle de la CGT qui prévoit de se rassembler place de la République, là encore un lien avec celui des Gilets jaunes si l'on en croit les dépositions qu'a reçues la Préfecture de police. Le syndicat souhaite notamment une hausse du SMIC, une des revendications des Gilets jaunes.


Enfin, d'autres manifestations, cette fois sans aucun lien, se dérouleront ce même jour : les étudiants, à l'appel du syndicat la Fage, défileront pour montrer leur opposition à la hausse des frais d'inscription pour les étrangers et aux suppressions de postes dans l'Education nationale. Ils se sont donné rendez-vous place du Panthéon, à proximité de l'université La Sorbonne. 


Le collectif antiraciste Rosa Parks envisage de son côté de se rendre de la place de la Nation à la place de la République et l'association de lutte contre le sida Act'Up défilera en fin d'après-midi de République à Stalingrad.


Aux alentours de 14h, les autorités craignent également un éventuel rassemblement au niveau des Champs-Elysées, à l’appel de divers mouvements d’ultra-droite. 

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