Les Gilets jaunes veulent transformer le "Black friday" en "Yellow friday" et s’attaquer à l'économie

Les Gilets jaunes veulent transformer le "Black friday" en "Yellow friday" et s’attaquer à l'économie
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MOBILISATION – Tandis que le mouvement entre dans son septième jour, les Gilets jaunes comptent désormais mener des actions pour perturber les soldes de ce vendredi.

Après les ronds-points et en attendant le rassemblement prévu samedi à Paris, les Gilets jaunes ont un nouvel objectif : le "Black friday", ce jour de soldes importantes importé des États-Unis marquant traditionnellement, outre-Atlantique, le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année, qu’ils veulent transformer, pour l’occasion, en "Yellow friday". Leur idée : ne plus perturber le Français lambda, mais s’attaquer à l’économie, et donc indirectement à l’État.

Outre les raffineries, les dépôts de carburant et quelques centres d’impôts, ce sont les commerces et les transports de marchandise qui seront pris pour cible ce vendredi. Pour ce faire, plusieurs appels ont été lancés, ces dernières heures, sur les réseaux sociaux, notamment à travers un groupe Facebook spécifiquement dédié au "Black friday" qui comptait, jeudi soir, soit quelques heures après sa création, déjà plus de 2000 membres.

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En parallèle, le syndicat Force ouvrière (FO) de Transpole, qui gère les transports en commun de l’agglomération lilloise, apporte son soutien aux Gilets jaunes et annonce son intention de mener des actions pour perturber les soldes de ce vendredi. "Nous ne pouvons pas encore dire sous quelle forme nous allons faire cela mais effectivement, il risque d’y avoir des perturbations sur le réseau dans la journée", indique en effet à 20 Minutes Angelo Savoca, secrétaire général de FO Transpole.

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Difficile d’y voir clair sur la réalité des actions à venir, le mouvement étant confus et imprévisible par essence mais, à échelle locale, de nombreux commerces et entrepôts s’inquiètent. Les Hauts-de-France restent l’une des régions les plus mobilisées, avec pas moins de huit points de blocage toujours tenus par des manifestants dans le Pas-de-Calais et l’Aisne, selon la préfecture.

Dans le Vaucluse, Le Dauphiné Libéré relate la tenue de plusieurs réunions jeudi soir concernant le "black friday". À Bollène, près de 500 personnes se sont données rendez-vous ce vendredi à 8h30 pour bloquer un Leclerc et un Intermarché. Des participants ont même suggéré de faire en sorte "que les gens puissent ressortir des grandes surfaces sans payer", avant que la proposition ne soit finalement rejetée... Non loin de là, à Loriol-du-Comtat, 350 Gilets jaunes, en marge de leur plan d’attaque de la grande distribution, ont même créé l’assemblée citoyenne de Carpentras, et désigné deux porte-parole : Cécile Poulette, infirmière à l’hôpital, et Christophe Dutalloir, marchand forain. Signe qu’ils ne comptent pas en rester à ce vendredi noir. 

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