Les Restos du cœur lancent leur campagne hivernale dans un contexte de forte baisse des dons

Les Restos du cœur lancent leur campagne hivernale dans un contexte de forte baisse des dons
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GÉNÉROSITÉ - Les Restos du cœur lancent ce mardi, leur 34e campagne d'hiver dans un climat de forte inquiétude concernant les jeunes alors même que les associations s'inquiètent de la baisse de dons significatives.

Ce mardi, les Restos du cœur lancent leur 34e campagne d'hiver dans un contexte un peu particulier : celui de la baisse des dons. Selon Le Parisien, ces gestes généreux de la part des français accusent une baisse très inquiétante d'environ 6.5% par rapport à l'année dernière. 

France Générosités, qui regroupe 97 associations et fondations, accuse une diminution de plus de 6% mais celle-ci pourrait aller jusqu'à 15%, selon les derniers indicateurs. Pour elles, cela représenterait une perte de dizaines de millions d'euros. En cause, la politique fiscale qui impacte grandement les associations. 

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En effet, la hausse de la CSG chez les retraités, les fins de mois difficiles des foyers moins aisés ainsi que la suppression de l'ISF qui n'a pas franchement incité les plus riches à faire jouer la "défiscalisation" pour faire de bonnes actions, ont fortement contribué à cette baisse des dons. Car en France, la moitié des donateurs a plus de 50 ans. 

Un rattrapage en décembre ?

A la Fondation Abbé Pierre, c'est une baisse de 5 à 6% qui a été enregistré, indique Le Parisien. Au Secours Populaire, c'est une baisse de 8% du don moyen mais celle-ci est compensée par les dons sur Internet et par chèque. Reste qu'il y a tout de même un peu d'espoir : 40% des dons sont effectués chaque année, sur le dernier trimestre de l'année dont la moitié sur le mois de décembre, indiquent les chiffres de France Générosités. 

L'hiver dernier, les Restos du cœur ont distribué plus de 130 millions de repas à 860.000 bénéficiaires. "Les inscriptions sont en cours, mais on s'attend à en recevoir autant cette année, voire même un peu plus, peut-être 900.000", explique à l'AFP le président de l'association, Patrice Blanc.

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