Un an après le fiasco de la reprise de l'usine Whirlpool d'Amiens, que sont devenus les ex-salariés ?

Un an après le fiasco de la reprise de l'usine Whirlpool d'Amiens, que sont devenus les ex-salariés ?
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ÉCHEC - Cinq mois après le redressement judiciaire de WN, qui avait repris l'usine Whirlpool d'Amiens il y a un peu plus d'un an, Emmanuel Macron doit rencontrer ce jeudi les anciens salariés de la firme. Leur colère n'est pas retombée alors que seuls 44 d'entre eux ont été repris par le nouveau repreneur, Ageco Agencement.

Tous n'ont pas connu le même sort. Avant sa fermeture, fin mai 2018, l'usine Whirlpool Amiens, où Emmanuel Macron se déplace ce jeudi, comptait 280 salariés. 162 d'entre eux ont rejoint WN lors de la reprise, portant alors le total de salariés du site à 182. 

Sauf qu'après le placement en redressement judiciaire de WN le 3 juin dernier, 138 de ces 182 employés ont été licenciés, tandis que seuls 44 autres étaient repris par Ageco Agencement, le nouveau repreneur qui a vu son offre validée fin juillet par le tribunal de commerce d’Amiens.

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On s'est fait berner, on s'est fait blouser.- Patrick Sinoquet, délégué CFDT Whirpool/WN.

Selon la préfecture de la Somme, sur les 138 ex-WN licenciés lors de ce redressement judiciaire, 23 ont retrouvé un travail, 106 bénéficient d’un suivi par Pôle Emploi, quand 9 ont "rebasculé" sur le plan de reclassement de Whirlpool. Pour Patrick Sinoquet, délégué CFDT Whirlpool/WN interrogé par LCI, les salariés ont été manipulé du début à la fin : "On s'est fait berner, on s'est fait blouser, ce n'était qu'un montage entre le gouvernement, M. Macron, ce repreneur véreux qui s'appelle Nicolas Decayeux et notre multinationale Whirlpool."

Cinq mois après le redressement judiciaire de WN, la colère est toujours présente chez les anciens employés, à l’instar de Christophe Beaugrand, ancien salarié de Whirlpool et de WN et repris par Ageco Agencement : "Cela représente près de 12 millions d'euros ! Il nous avait garanti deux ans de salaire ! Au bout de dix mois il ne pouvait plus nous payer alors que lui empochait 23.000 euros nets/mois."

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