Indre : l'activité de l'abattoir mis en cause par l'association L214 suspendue

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MALTRAITANCE - Suite à une nouvelle vidéo choc de l'association L214, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a publié un communiqué ordonnant l'arrêt d'activité de l'abattoir du Boischaut, dans l'Indre.

Des images insoutenables et des pratiques inexcusables. L’association L214 a diffusé vendredi soir une nouvelle vidéo choc tournée dans un abattoir certifié bio de l'Indre. Dans la foulée, samedi, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a demandé la suspension immédiate d’activité de cet abattoir, condamnant "des actes intolérables" et dénonçant "des pratiques inacceptables". 


Une enquête administrative a également été ordonnée. "Sur la base des conclusions, des décisions appropriées seront ensuite prises",  continue le communiqué qui rappelle également qu'une loi promulguée le 2 novembre a créé un nouveau délit de maltraitance en abattoir. 


Les militants pour la cause animale ont de leur côté porté plainte auprès du procureur de Châteauroux pour "maltraitance et actes de cruauté" envers des vaches et des chevreaux. 

Un abattoir "biologique" aux pratiques cruelles

Si ce n’est pas la première fois que l’association L214 dénonce les conditions de vie et de mise à mort des animaux dans les abattoirs, ce nouveau cas est particulièrement problématique car l’entreprise concernée se réclamait de l’industrie “biologique”. Les images diffusées ce 2 novembre ont été tournées entre la fin août et le début du mois de septembre 2018, et compilent 19 heures de captation au total. Moins d’une journée enregistrée et qui pourtant aura suffi pour "capter de nombreuses violations de la loi encadrant les conditions de mise à mort des animaux" ainsi que des manquements et des infractions aux "règles élémentaires en matière d'hygiène", selon le communiqué de L214.

L'abattoir a quant à lui déposé plainte auprès du procureur de la République de Châteauroux pour intrusion dans les locaux et captation d'images dans un lieu privé.

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