Maltraitance animale : la vidéo choc de L214 montrant des lapins entassés dans un élevage

Maltraitance animale : la vidéo choc de L214 montrant des lapins entassés dans un élevage
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BIEN-ÊTRE ANIMAL - L'association L214 a diffusé ce mardi de nouvelles images de maltraitance, cette fois-ci tournées dans un élevage de lapins des Deux-Sèvres.

Des animaux entassés à des "densités extrêmes" : l'association L214 dénonce ce mardi un nouveau cas de maltraitance, impliquant cette fois-ci des lapins. Une vidéo relayée sur Internet dévoile les coulisses d'un élevage intensif de Nueil-les-Aubiers, dans les Deux-Sèvres, où environ 8.000 bêtes vivent dans des cages métalliques.

Selon l'association, les images (vidéo ci-dessous) ont été tournées entre fin mai et août 2019. On y voit des animaux disposant d'"à peine plus d'une feuille A5 par lapin", voire 20 cm de large pour certaines cages individuelles.

"Une hormone pour synchroniser les chaleurs des lapines avant insémination artificielle"

Toujours selon L214, des médicaments, tels que des antibiotiques, des antiparasitaires et des vaccins, ont été trouvés dans les poubelles de l’élevage. L'association affirme notamment que l'éleveur utilise de la gonadotrophine chorionique équine, "une hormone qui permet de synchroniser les chaleurs des lapines avant insémination artificielle". Les lapins seraient en effet les animaux d’élevage les plus exposés aux antibiotiques, en recevant presque trois fois plus que les cochons.

Sur un cahier récupéré par L214, sur les 500 lapines inséminées par l'éleveur, 420 d'entre elles "mettent effectivement bas". "3.700 lapereaux sont gardés et plus de 200 sont éliminés - généralement assommés sur le bord d'une caisse", précise l'association dans son communiqué.

En vidéo

ARCHIVES - L214 révèle des images chocs d'un charnier de cochons dans un élevage français

En juin dernier, les principaux acteurs de la filière de la viande de lapin avaient annoncé qu'ils allaient investir dans des élevages responsables, sans cage, dont les produits seront en vente dans la grande distribution début 2020. "Ce nouveau mode d'élevage répond à un double enjeu : la baisse de la consommation de viande et les attentes sociétales sur le bien-être animal", avait assuré le président de l'association Eleveurs&bien qui promeut l'initiative, Stéphane Bouju.

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