Ce Varois utilise ses panneaux d'affichage pour faire passer des messages pro-Gilets jaunes

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La colère des Gilets jaunes

JUSTICIER EN QUATRE PAR TROIS - Les habitants de La Seyne et de Six-Fours (Var) ont l'habitude de voir apparaître des messages n'ayant rien à voir avec de la publicité. Michel-Ange Flori, l'homme qui donne son avis sur ses panneaux d'affichage, explique sa démarche à Var Matin.

Il s'enorgueillit d'avoir "inventé Twitter avant l'heure". Depuis 20 ans, Michel-Ange Flori se sert de ses panneaux d'affichages dans le Var pour étaler sa pensée. Que ce soit pour demander "la mort pour les terroristes et leurs complices" après les attentats du 13 novembre ou pour moquer la relation entre Kim Jong Un et Donald Trump en septembre dernier. "Certains s'offusquent du ton employé ou me reprochent d'utiliser mes panneaux pour dire ce que je pense. Mais je revendique ma liberté d'expression", affirme-t-il dans Var Matin.

Je sors de ma zone de confort pour me saisir de l'actualité qu'il me paraît bon de commenter- Michel-Ange Flori sur Facebook

Ces dernières jours, c'est une pancarte pro-Gilets jaunes qui a fait grand bruit. "150 euros de plus par mois et par policier, et nous ? La matraque dans la gueule ?", pouvait-on lire sur une pancarte de La Seyne-sur-Mer. Une référence à la prime exceptionnelle accordée aux gardiens de la paix qui a induit des médias en erreur, certains avançant que le panneau avait été financé par les Gilets jaunes. Faux, a-t-il rétorqué sur sa page Faceboook. "Evidemment pour ceux qui me connaissent un peu, je ne prends pas de commande pour ce type de "tweet". Je sors de ma zone de confort pour me saisir de l'actualité qu'il me paraît bon de commenter", assure-t-il.

Il a répondu à ce média via un nouveau panneau, sur lequel il souhaitait de sa part un "bon enfumage 2019". Michel-Ange Flori aime "s'attaquer aux puissants" et "inviter les citoyens à réfléchir sur ceux qui sont aux manettes." "A ce titre, mes posts suscitent beaucoup d'empathie", assure-t-il. Un autre de ses panneaux - sur lequel est écrit "Sarkozy demande l'asile politique à la Libye" - a suscité la colère de plusieurs élus de la région. "Les politiques sont persuadés de m'impressionner. Sauf que moi je vis dans l'instant et j'adore ce que je fais. On ne peut pas me bâillonner", martèle-t-il auprès de Var Matin. Gardez donc l'oeil ouvert, d'autres messages suivront assurément. 

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