Le mouvement des "gilets jaunes" va-t-il durer ? "Notre seule revendication, c'est la dissolution de l'Assemblée nationale"

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MOBILISATION - Après la journée de manifestations du 17 novembre, comment les gilets jaunes envisagent la suite ? Certains parmi les plus mobilisés espèrent faire durer le mouvement dans les jours suivants.

"Nous passons la nuit dans nos véhicules pour continuer la mobilisation demain", annonçait dès la mi-journée, ce samedi, Laetitia Dewalle, représentante des gilets jaunes du Val d'Oise et visage parmi les plus connus de ce mouvement de protestation contre la hausse du carburants, devenu depuis mouvement protéiforme contre les impôts.


Que vont devenir, après cette journée, les plus de 2000 points de blocages, occupés par 244 000 manifestants, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur ? La suite est impossible à anticiper à cette heure, mais plusieurs gilets jaunes ont déjà fait part de leur volonté de rester. "Notre seule revendication désormais, c'est la dissolution de l'Assemblée nationale qui ne nous représente plus", insistait dimanche matin Christophe Chalençon, porte-parole des gilets jaunes du Vaucluse sur LCI.

Nouvelles actions prévues ce dimanche

Certains, par exemple à Avignon, souhaitent occuper des axes routiers "jusqu'à ce qu'Emmanuel Macron les entende". Un objectif partagé par Laetitia Dewalle. "On commence le 17, mais j'ai déjà pris mes dispositions pour la suite, on va continuer jusqu'à ce que l'État prenne en compte nos revendications. On attend du respect. Le président Macron est trop hautain et méprisant", annonçait cette dernière dès jeudi dans Le Parisien.

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Dans le Vaucluse, le porte parole des gilets jaunes restera "jusqu'à la dissolution de l'Assemblée

"Nous allons rester en place jusqu'à dimanche soir, mais il y a de fortes chances pour que le mouvement dure, affirme quant à lui Gaëtan, l'un des leaders des gilets jaunes à Millau (Aveyron) interrogé par Midi Libre. "Bloquer une journée est ridicule, si nous voulons être entendus par le gouvernement, il faut que cela dure." Sur ce site, la demande d'autorisation de manifestation porte jusqu'à dimanche à 23h. 


Dans plusieurs régions ,  des actions étaient annoncées pour ce dimanche : des ronds points ciblés dans plusieurs villes de l'Aisne, de la Marne, ou des Ardennes comme l'indique L'Union.  Même détermination dans l'Aude ou les Pyrénées Orientales ou encore dans la Nièvre. 

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Sur le site blocage17novembre.com, une page recense des actions censées durer une semaine et qui visent plusieurs lieux stratégiques, comme des aéroports, des tunnels ou des raffineries. À 18h samedi, 16 événements étaient mentionnés. Un groupe Facebook, supprimé vendredi, mentionnait également des actions de blocage la semaine prochaine sur plusieurs lieux stratégiques, indique le JDD.


"On va voir ce qu'ils vont choisir pour entretenir la flamme. (...) Mais ils vont avoir un problème de durabilité, qui est le grand avantage des associations ou des syndicats : ils ont des appareils permanents ou des structures qui peuvent gérer dans la durée des mouvements qu'ils auront initiés. Il faut que ce mouvement s'incarne", analysait pour l'AFP le politologue Jean-Marie Pernot.

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