Nanterre : un homme jugé pour avoir brûlé vive sa femme devant leur fillette

Nanterre : un homme jugé pour avoir brûlé vive sa femme devant leur fillette
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FÉMINICIDE - Ce jeudi 9 novembre à Nanterre s'ouvre le procès d'un homme accusé d'avoir frappé, arrosé d'essence et brûlé vive sa femme, devant leur petite fille de 7 ans. Elle lui avait annoncé vouloir le quitter pour un autre homme.

Un vendredi soir de septembre 2017, les habitants d'un immeuble du Plessis-Robinson ont entendu leur voisine "hurler à la mort" et sa petite fille crier "Papa arrête, laisse Maman tranquille". Du balcon, ils on vu de la fumée sortir de l'appartement du dessus. Après avoir enfoncé la porte, ils ont réussi à secourir l'enfant. Sa mère, Ghylaine B., 34 ans, est brûlée sur tout le corps. Elle décèdera quelques jours plus tard.

Aux enquêteurs, la petite fille racontera plus tard les "je vais te tuer" que son père "fou furieux" criait, et les coups de poings au visage qu'il infligeait à sa mère à terre dans le salon, avant de lui jeter de l'essence dessus. "Il a jeté du 'gaz jaune' sur Maman", parce qu'elle avait trouvé "un nouvel amoureux".

Le procès s'est ouvert ce jeudi à Nanterre

Le procès de cet homme, accusé d'avoir brûlé vive sa femme devant leur fille de sept ans s'est ouvert jeudi à Nanterre. Une petite fille qui "s'en est sortie grâce à l'intervention des voisins", précise à la barre la policière qui l'a entendue. 

Assis dans le box, Christophe J., aujourd'hui 42 ans, écoute la tête plongée dans ses mains. Puis, à la cour d'assises des Hauts-de-Seine, il assure "avoir ouvert la fenêtre" pour que sa fille "puisse respirer", et "avoir essayé d'éteindre le feu dans le salon pour sauver sa maman". Une version à laquelle la famille de Ghylaine, secouant la tête de concert dans la salle, ne croit visiblement pas.

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Une personnalité "classique" des auteurs de féminicides

Christophe J. a ensuite tenté de contester son intention de la tuer, évoquant un "flou" sur le déroulé de la soirée. "Ghylaine était tout pour moi, avec notre fille", a-t-il dit à la barre. "Je croyais que notre relation était basée sur l'amour et la sincérité, et j'ai été énormément surpris de cette trahison".

Cette trahison, c'est la décision de sa femme de partir, car elle avait rencontré quelqu'un d'autre. L'expert psychiatre qui l'a examiné a évoqué une personnalité "classique" des auteurs de féminicides : fragilité narcissique, forte dépendance affective à l'autre, possessivité exacerbée, peur panique d'être quitté. Le procès doit durer jusqu'à mercredi.

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