Nordahl Lelandais : un appel à témoins lancé sept ans après une disparition

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ISÈRE - Un appel à témoins a été lancé lundi par la police judiciaire pour retrouver un homme disparu en Isère il y a sept ans jour pour jour, pas très loin de l'endroit où vivait Nordahl Lelandais.

Nordahl Lelandais est-il impliqué dans d'autres affaires judiciaires ? C’est la question à laquelle tente de répondre une cellule spécialisée de la Gendarmerie nationale. Celle-ci avait précisé en février dernier avoir identifié "une quarantaine" de dossiers criminels non résolus dans lesquels un lien avec l'ex-militaire peut être envisagé. Parmi eux : celui de Malik Boutvillain.


Un appel à témoins a été lancé lundi par la police judiciaire pour retrouver cet homme disparu en Isère il y a sept ans jour pour jour. Un détail n’a pas échappé aux enquêteurs : il a été vu pour la dernière fois pas très loin de l'endroit où vivait Nordahl Lelandais, a indiqué la police judiciaire. "Aucun élément ne permet à ce stade d'établir un lien" entre la disparition de Malik Boutvillain le 6 mai 2012 à Echirolles et Nordahl Lelandais, a cependant souligné le chef de l'antenne PJ de Grenoble, Marc Giraud.

Disparition inquiétante

Malik Boutvillain, 1,87 m, qui aurait aujourd'hui 39 ans, avait disparu en emportant "ni argent, ni téléphone, ni papiers d'identité", précise l'appel à témoins, lancé à l'instigation de la famille, selon l'avocat de cette dernière, Me Bernard Boulloud.  Il n'était en effet parti qu'avec sa clé, a rappelé l'avocat, "et n'est jamais revenu, alors qu'il avait préparé ses papiers pour voter à la présidentielle", le même jour.


Ce cas, initialement traité comme disparition inquiétante, et classé sans suite en 2014, fait l'objet depuis un peu plus d'un an, sur plainte de la famille, d'une information judiciaire à Grenoble pour arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire, ouverte après l'arrestation de Nordahl Lelandais. Celui-ci est en effet poursuivi pour deux affaires qui se sont produites dans la région, l'enlèvement et le meurtre de la petite Maëlys à Pont-de-Beauvoisin (Isère) en août 2017 lors d'une fête de mariage, et la disparition et l'assassinat du caporal Arthur Noyer, en avril 2017 après une soirée dans le centre de Chambéry, en Savoie.


Depuis, des dizaines d'autres dossiers ont été réexaminés par les gendarmes de la "cellule Ariane". Le sous-directeur de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale, le général Jean-Philippe Lecouffe, avait annoncé le 18 février que la cellule avait dégagé "une quarantaine" d'affaires dans lesquelles la piste de Nordahl Lelandais pouvait être envisagée. Des familles de personnes disparues, dont celle de Malik Boutvillain, s'étaient alors émues qu'on ne leur dise pas si leur proche faisait partie de ces dossiers.  "C'est toujours le cas, et du coup on navigue à vue", a déploré lundi Me Boulloud, qui représente, outre les familles Noyer et Boutvillain, plusieurs autres familles dans des dossiers de disparitions inquiétantes dans la région. L'avocat a indiqué qu'il allait demander "dans les jours qui viennent" au juge d'instruction de dessaisir la police au profit de la gendarmerie dans le dossier Boutvillain. 

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