"Nous ne voulons plus de ces violences" : syndicats et personnalités signent deux tribunes pour marcher le 24 novembre

"Nous ne voulons plus de ces violences" : syndicats et personnalités signent deux tribunes pour marcher le 24 novembre

ANTISEXISME - Quelques jours avant la marche contre les violences sexistes et sexuelles, prévue le 24 novembre à Paris, militants, artistes, universitaires, syndicalistes et journalistes ont signé deux tribunes pour appeler à manifester et "éliminer" les violences faites aux femmes.

La marche du 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles approche et, pour s'assurer de son succès, un collectif de 250 personnalités et une quinzaine de responsables syndicaux ont signé deux tribunes pour rejoindre le mouvement, à Paris. Dans un texte publié sur Mediapart et France Inter, journalistes, militantes, syndicalistes, artistes et universitaires se sont réuni sur un mot d'ordre : "Nous ne voulons plus de ces violences". Et un espoir : "Que chacun et chacune devienne un maillon de la chaîne pour lutter contre".

Constat et revendications

S'appuyant sur des études de l'Onu, de l'Assemblée nationale, de l'Observatoire du harcèlement sexuel, les signataires, très majoritairement des femmes, rappellent des statistiques proprement glaçantes : 250 femmes violées chaque jour en France, une sur trois victime de violences sexuelles sur son lieu de travail, 16% de la population victime de violences sexuelles pendant son enfance... Des situations dramatiques auxquelles le risque d'être exposé augmente avec "le handicap, la couleur de peau, la situation de précarité, l'origine ou l'orientation sexuelle". 

Ces violences "empêchent plus de la moitié de l'humanité d'exercer leurs droits fondamentaux", note le collectif, qui souligne le besoin "d'une éducation obligatoire dès le plus jeune âge à la non-violence et à l'égalité filles-garçons", pour une appréhension en amont de ces problématiques. En aval, la tribune, pilotée par le collectif #NousToutes, appelle à "une formation systématique des professionnel.le.s" de l'accueil des victimes, plaident pour "l'utilisation des outils de protection prévus par la loi". Et rappellent, sans ajouter à la polémique déjà entretenue entre associations féministes et gouvernement, le besoin d'une "augmentation significative des moyens alloués aux associations et de places suffisantes pour l'hébergement des femmes victimes."

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"L'angle mort" des violences au travail

Ce collectif n'est pas seul dans sa démarche. Sur le site du Monde, des responsables syndicaux issus des principaux mouvements (CFDT, Solidaires, CGT, CFE-CGC, CFTC) ont également appelé à participer à cette marche, organisée à la veille de la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, "pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes au travail".

Présentant ces violences au travail comme "un angle mort", comme l'avait d'ailleurs noté la référente de la CGT sur ces questions, Sophie Binet, sur LCI, ils préviennent que "cette réalité, inadmissible, n'est pas une fatalité : des solutions existent qui nécessitent une réelle volonté politique et des moyens au-delà des déclarations d'intention".  Le collectif citoyen #Noustoutes, initié par des militants féministes a déjà recueilli plus de 125.000 signatures à son appel à marcher, ce samedi. 

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