Pays basque : la nouvelle route de l'exil pour les migrants

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IMMIGRATION - En déplacement lundi 12 novembre 2018 à la frontière franco-espagnole, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé le renforcement des contrôles entre les deux pays. Depuis plusieurs mois, la région d'Hendaye, au Pays basque, est devenue un point de passage pour les migrants.

A Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), les bus qui arrivent d’Espagne sont fouillés 24 heures sur 24 par les CRS, qui inspectent chaque véhicule à la recherche de migrants susceptibles de s’y cacher. Mais migrants et forces de l’ordre jouent au chat et à la souris, car quand certains sont reconduits à la frontière, d’autres traversent à pied au même moment, quelques mètres plus loin seulement.


Remis à l'Espagne, car c’est là que leur demande d’asile a été déposée, les migrants ont toutefois peu de chances d'y rester : la plupart viennent en effet de pays considérés comme sûrs, en Afrique de l’Ouest. Pour éviter la Libye, trop dangereuse, ils ont suivi une nouvelle route migratoire passant par le Maroc.

Depuis le début de l’année, le nombre d’arrivées illégales en Espagne a explosé : 48.000, contre 22.000 l’an dernier. A Irun, dernière ville avant la France, une centaine de migrants arrivent chaque jour, rêvant d’aller en France mais stoppés à la frontière.


150 agents surveillent celle-ci quotidiennement. Pas assez pour empêcher tout le monde d’entrer, selon ces propres agents. Ceux qui passent la frontière se dirigent généralement vers Bayonne et sa gare routière, pour ensuite se rendre dans une grande ville. Beaucoup, francophones, espèrent pouvoir rester en France, avec toujours le risque d’être expulsés planant au-dessus de leur tête.

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