Les automobilistes se ruent dans les stations-service par peur des pénuries, des pompes à essence à sec

Les automobilistes se ruent dans les stations-service par peur des pénuries, des pompes à essence à sec
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ANGOISSE - Bien qu'une pénurie ne soit pas à l'ordre du jour, le blocage de plusieurs raffineries génère un vent de panique chez les automobilistes. Des pompes à essence ont été prises d'assaut dans plusieurs régions.

La panique nourrit la pénurie. En grève depuis le 5 décembre, mais assurant un service minimum obligatoire, les professionnels du BTP vont intensifier leur blocage des dépôts pétroliers pour obtenir le retrait de la réforme des retraites. La Fédération CGT de la Chimie a appelé la semaine passée à un blocage de toutes les installations pétrolières - raffineries, terminaux pétroliers, dépôts - pendant 96 heures, du mardi 7 au vendredi 10 janvier. "Sept raffineries sur huit" seront en grève "à partir de demain pour 96 heures", a affirmé lundi Thierry Defresne, délégué syndical central chez Total. 

Ces quatre jours peuvent-ils suffire à entraîner une pénurie ? En théorie, une station-service a 2 à 3 jours de stocks, jusqu'à 5 jours sur les autoroutes. L'État dispose aussi de stocks stratégiques, qui peuvent permettre de durer environ trois mois. Il existe par ailleurs 200 dépôts de carburants, où les camions citernes peuvent venir s'approvisionner. En l'état, une pénurie n'est donc pas à craindre. Sauf que, même s'il n'y a pas de quoi s'alarmer, par simple peur que ce risque devienne réel, certains automobilistes s'affolent et se ruent déjà sur les pompes à essence pour faire le plein de leur moyen de locomotion. 

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532 stations touchées partiellement ou à sec

"C'est la panique", explique au micro de TF1 un conducteur venu se ravitailler dans une station-service de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, où une queue interminable de véhicules s'était formée. "On court, on court. On se dit 'mais où est-ce qu'on va attraper la première station ?'". "Je prends mes précautions parce qu'il me reste un quart de plein. Je viens plus tôt que prévu", rebondit une automobiliste. "J'ai préféré faire le plein et être libre de faire ce que je veux", nous assure une autre.

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Lundi 6 janvier à 21h, l'application Essence&Co recensait 428 stations-essence en rupture partielle (un ou plusieurs carburants manquants) dans l'Hexagone contre 104 à sec. Soit un total de 532 stations touchées sur les 11.000 que compte la France. 

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