"Pendez les Blancs" : Nick Conrad assure que son clip est "un message d'amour" pour "amener à réfléchir"

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POLÉMIQUE - Le parquet de Paris a ouvert, ce mercredi une enquête pour "provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit" après la diffusion du clip d'un rappeur jusque-là méconnu, Nick Conrad, dans lequel il appelle à "pendre les Blancs". De son côté, le rappeur s'est défendu de tout appel à la haine sur RTL.

La polémique ne cesse d'enfler ce mercredi. Le rappeur Nick Conrad, jusque-là inconnu parmi les rappeurs, a suscité un tollé  dans la classe politique, et plus largement sur les réseaux sociaux pour un clip ultra-violent publié sur YouTube. Dans cette chanson, intitulée "PLB" (pour "Pendez les Blancs"), Nick Conrad appelle notamment à tuer "des bébés blancs" dans les crèches. 


Le clip démarre par une scène dans laquelle un Noir allume une cigarette devant un Blanc pendu au bout d'une corde.

"Attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge petits et grands", poursuit ce rappeur. Saisi, le parquet a ouvert une enquête pour "provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit". 

Ça touche le racisme, c'est la beauté de ce morceau, ça reste de l'artNick Conrad

Le rappeur s'est défendu auprès de nos confrères de RTL de tout appel à la haine, avec cette chanson et ce clip. Il indique qu'il a "inversé les rôles" et que le but de cette vidéo violente était de "choquer les idées reçues". Il a simplement "personnifié le racisme", dit-il. "Je ne cherchais pas le buzz, ce clip est supposé amener à réfléchir et pas rester en surface (...) Je ne comprends pas les gens qui ne vont pas chercher en profondeur", explique-t-il. 


"C'est une fiction qui montre des choses qui, du début à la fin, sont vraiment arrivées au peuple noir", se défend le rappeur qui précise qu'il a voulu "inverser les rôles". Il déclare également comprendre le souci qu'il peut y avoir mais ne regrette rien. Pour lui, il a voulu jouer un personnage raciste : "Je ne peux pas renier ce que j'ai écrit, ça touche le racisme, c'est la beauté de ce morceau, ça reste de l'art".  Pour Nick Conrad, ce morceau est "un message d'amour plus qu'un message de haine".


Un peu surpris par toutes les réactions venues de toutes parts, il reconnaît qu'il ne s'attendait pas à "autant de virulence". Et d'invoquer le rap et son essence de dénoncer les choses. "Moi aussi, dans ma vie, il m'a été donné de voir des scènes choquantes", dit-il, prenant pour exemple, selon RTL, les peintures de Delacroix au Louvre. 

Quoiqu'il en soit, les investigations lancées par le parquet ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Selon l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, les faits sont passibles d'une peine maximale de 5 ans de prison et de 45.000 euros d'amende. 

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