PMA : les citoyens "inquiets" ont "le devoir" de manifester , assure le président de la Conférence des évêques

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APPEL À MANIFESTER - Eric de Moulins-Beaufort a estimé lundi que les citoyens, catholiques ou non, "inquiets" du projet de loi bioéthique, avaient "le devoir" de manifester le 6 octobre, journée de mobilisation contre ce texte.

C'est un soutien de poids pour les anti-PMA, qui se préparent à battre le pavé. Le président de la Conférence des évêques de France Eric de Moulins-Beaufort a estimé lundi que les citoyens "inquiets" du projet de loi bioéthique, avaient "le devoir" de manifester le 6 octobre, journée de mobilisation contre ce texte.

"Personnellement, je ne vois pas comment nous pourrions empêcher des citoyens, catholiques ou non, inquiets de ce projet de loi, de manifester s'ils pensent que c'est un moyen utile pour se faire entendre", a-t-il déclaré à la presse, à l'issue d'une conférence sur le projet de loi organisée par la CEF au Collège des Bernardins à Paris. Et d'ajouter : "J'aurais tendance même à dire qu'ils ont le devoir de le faire".

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"Nous l'Eglise n'organisons pas la manifestation"

"J'approuve le fait que des citoyens français manifestent qu'ils sont inquiets de ce que le projet de loi prévoit", a-t-il encore dit, en précisant toutefois que "nous l'Eglise n'organisons pas la manifestation". "Ce n'est pas notre manière d'agir", a ajouté l'archevêque de Reims qui ne sera pas à la manifestation le 6 octobre.

Le lieu choisi ce lundi soir par l'épiscopat catholique, le Collège des Bernardins, est symbolique : il s'agit de l'endroit même où Emmanuel Macron avait appelé en avril 2018, à "réparer" le lien "abîmé entre l'Église et l'État" et demandé aux catholiques de s'investir dans la chose publique.

Une vingtaine d'associations dont La Manif pour Tous ont appelé à défiler contre le projet de loi. Adopté en commission, ce texte sera examiné dans l'hémicycle par les députés à partir du 24 septembre. Outre l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes seules, le projet, adopté en commission dans la nuit de vendredi à samedi, prévoit une réforme de la filiation et de l'accès aux origines.

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