"Presque une déclaration de guerre" : les policiers en colère après les annonces de Macron sur la retraite des militaires

Côte d'Ivoire : Emmanuel Macron rassure les militaires sur les retraites

RETRAITES – En visite officielle en Côte d’Ivoire, le président de la République a assuré que les militaires ne seraient pas touchés par la réforme des retraites, au même titre qu’une majorité de gendarmes. Des propos qui ont attisé la colère des syndicats de police, qui y voient un "mépris".

Rassurer les uns sans froisser les autres, telle était la volonté d’Emmanuel Macron devant les militaires, samedi en Côte d’Ivoire, en évoquant la réforme des retraites. Pari manqué. En assurant aux militaires et aux gendarmes qu’ils ne seraient pas concernés par la réforme, le chef de l’État s’est attiré les foudres des syndicats de police. "Alliance Police Nationale et l’UNSA Police rappellent que les policiers exercent un métier difficile avec le risque létal tout autant que les gendarmes, et qu’à ce titre ils doivent légitimement être considérés de la même manière", ont dénoncé les deux syndicats dans un communiqué publié samedi.

Lors de son discours prononcé pour le Noël des troupes dans le camp de Port-Bouët, en Côte d’Ivoire, ce week-end, Emmanuel Macron avait déclaré que "quand on est militaire, on ne touche pas la retraite, on a une pension, c’est différent", laissant entendre qu’ils ne seraient pas concernés par la réforme. Plus tôt dans la semaine, la ministre des Armées Florence Parly avait assuré aux gendarmes "qu’aucun sous-officier ne basculerait dans le régime universel".

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La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

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"Cela veut dire que l’on méprise les policiers"

Ces propos rassurants envers les militaires et les gendarmes ont ravivé la grogne du côté des policiers. "C’est quand même incroyable cette histoire, les policiers sont soumis aux mêmes risques que les militaires et les gendarmes", a dénoncé Stanislas Gaudon, le porte-parole du syndicat Alliance Police Nationale, ce lundi sur Europe 1. "Les policiers gèrent 80% de la délinquance de ce pays, nous faisons partie du même ministère. Comment peut-on faire deux traitements différents au sein d’un même ministère sur les mêmes missions ?", demande-t-il. "Cela veut dire que l’on méprise les policiers, c’est presque une déclaration de guerre".

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Alors qu’ils avaient obtenu des avancées il y a quelques semaines, notamment le maintien de leur régime dérogatoire dans le régime universel, les policiers remettent désormais en doute la volonté du gouvernement sur leur situation. "Nous demandons à être traités sur le même pied d’égalité que nos collègues militaires et gendarmes", continue Stanislas Gaudon, qui menace d'un nouveau mouvement de protestation. "Il est clair que s’il n’y a pas de réponse favorable et rapide à notre demande, nous allons reprendre les actions : absence de PV, fermeture symbolique des commissariats, contrôles renforcés...", prévient-il. Plusieurs syndicats de police appellent d’ailleurs l’ensemble des organisations représentatives à se réunir en intersyndicale le lundi 6 janvier prochain.

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