Reconfinement : les commerces qui devront fermer, ceux qui vont rester ouverts

Reconfinement : les commerces qui devront fermer, ceux qui vont rester ouverts

BIS REPETITA - Comme au printemps dernier, les commerces considérés comme "non essentiels" devront fermer leurs portes à partir de vendredi, en raison du reconfinement annoncé le 28 octobre par Emmanuel Macron. Lesquels pourraient échapper à cette fermeture ? Voici de quoi y voir plus clair.

"Rester fermés jusqu'à décembre, pour nous, ce serait le dernier clou dans le cercueil." Pour Hélène, directrice d'auto-école dans les Yvelines, la perspective du nouveau confinement, annoncé par Emmanuel Macron mercredi soir, sonnait comme une sanction. Et elle n'est pas la seule. Rares sont les commerces, les services ouverts au public qui, contraints à baisser le rideau au printemps, n'espéraient pas en être exemptés cette fois-ci. Or si le principe du reconfinement total a de nouveau été retenu, le chef de l'Etat a indiqué qu'il souhaitait "un juste équilibre" entre le maintien du système de santé et celui de l'activité économique. 

Pour rester ouvert, il faut donc être un "secteur essentiel" à la vie de la nation. Le décret du 23 mars dernier va être repris avec quelques ajustements, ont indiqué les services de Bercy mercredi soir à LCI. Premiers concernés par ce maintien : le secteur agroalimentaire, les commerces alimentaires, grandes surfaces, pharmacies, banques, stations-service, les garages automobiles, le secteur de l'énergie, des télécoms, de la distribution d'eau, vendeurs de journaux. Le BTP, les services publics, les usines resteront en outre ouverts. 

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Bars, restaurants et salons de coiffure fermés

Les secteurs "non essentiels" devront, eux, fermer leurs portes. Cela concerne par exemple les auto-écoles, mais aussi tous les restaurants et bars, clubs de fitness, instituts de beauté, salons de coiffure, salles de sport, discothèques, salles de spectacles et cinémas, parcs d'attraction et musées. "Les commerces qui ont été définis au printemps comme non essentiels, les établissements recevant public, notamment les bars et restaurants, seront fermés au printemps", a simplement énuméré Emmanuel Macron, sans entrer dans les détails. 

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À côté des commerces de bouche et de première nécessité, des commerces et des services pourront échapper à la fermeture, comme au printemps dernier. Parmi ceux-ci, les tabacs et commerces de cigarettes électroniques, les opticiens, les magasins de bricolage, d'articles pour animaux, d'informatique et de téléphonie, de matériel médical, mais aussi les blanchisseries, et certains professionnels dont l'activité a augmenté du fait de la pandémie, assureurs et services funéraires en tête. Les hôtels pourront également garder leurs portes ouvertes. 

Chez tous les professionnels, ou presque, concernés par la fermeture, on explique que l'on a de bonnes raisons de rester ouvert. Difficile pour les magasins de jouets d'imaginer rester fermés un mois ou plus à l'approche de Noël. Côté clubs de sport, on explique que se bouger renforce les défenses immunitaires face au virus. Seront-ils entendus ? On peut en douter, sauf à considérablement élargir la liste des commerces et services essentiels jusqu'à lui faire perdre tout sens. À défaut, entreprises et commerces contraints à baisser le rideau veulent pouvoir compter sur des aides conséquentes de l'état. 

Emmanuel Macron a fourni une garantie, annonçant que le soutien économique aux entreprises concernées sera encore "plus important" qu'au printemps dernier, avec notamment la prise en charge de 10.000 euros par mois de perte en chiffre d'affaires et des mesures de trésorerie pour les charges et loyers des prochaines semaines. 

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