Reconstruction difficile après l'ouragan Irma : Saint-Martin en grève illimitée à partir du 11 avril

Social

Toute L'info sur

Ouragan Irma : les Antilles pansent leurs plaies

GRÉVE ILLIMITÉE - Un appel à la grève générale et illimitée a été lancé à Saint-Martin à partir du 11 avril prochain. Un mouvement avec une multitude de revendications, concernant les reconstructions post-Irma, le maintien du service public ou encore la résolution d'un conflit social à la collectivité.

C'est un trop plein. Les procédures compliquées après le passage dévastateur d'Irma, la reconstruction de Saint-Martin jugée trop lente, les services publics qui se délitent, un conflit social à la collectivité ... L'Île de Saint-Martin, telle une cocotte-minute, déborde de pression.  

Conséquences de quoi, plusieurs syndicats, dont l'UGTG (Union générale des travailleurs de Guadeloupe), Sud-PTT GWA, ou encore la CGTG, ont déposé un préavis de grève mercredi 3 avril dernier. Le mouvement est aussi suivi par un regroupement populaire nommé Collectif Soualiga United. Leurs revendications relèvent à la fois des compétences de la Collectivité de Saint-Martin, de l’Etat et du domaine privé. 

Lire aussi

De nombreuses revendications relèvent de la gestion port-Irma

Cette intersyndicale réclame l’élimination des procédures compliquées et abusives pour la reconstruction de Saint-Martin suite à l’ouragan Irma qui a ravagé l'île en septembre 2017. Elle exige également "la mise en sécurité et aux normes de tous les établissements scolaires" de Saint-Martin, la mise à disposition d’un calendrier précis pour la reconstruction du collège Soualiga complètement détruit par Irma. Dix-huit mois après le passage d'Irma, les retards de travaux de reconstruction entraînent une pénurie de salles de classe. 

Les deux collèges Soualiga (500 élèves selon les chiffres établis en septembre 2018) et Weinum (environ 300 élèves) ont fusionné au sein de la Cité Scolaire (qui compte aussi un lycée d'environ 700 élèves), le collège Soualiga de Cul-de-Sac (nord) ayant été entièrement détruit par Irma. Mais l'installation de classes modulables, toujours repoussée alors qu'elle était prévue pour la rentrée de septembre, provoque la colère des enseignants et parents d'élèves, si bien qu'ils avaient appelé à la grève en janvier dernier. 

Toujours liées à l'ouragan Irma, d'autres revendications portent sur "la mise à disposition de salles de classe dans les établissements permettant l’accueil de tous les élèves", "la finalisation des travaux engagés dans les établissements scolaires", "la reconstruction de la médiathèque", ou encore "la construction d’équipements sportifs permettant à tous les élèves la pratique sportive conforme aux textes réglementaires". 

Lire aussi

Parmi les autres revendications, "l'ouverture immédiate de la négociation concernant l’avenir des résidents, le personnel et la construction du pôle médico-social de l’EHPAD", "la défense du service public et le maintien de tous les bureaux de poste en plein exercice", ou encore "la mise en adéquation des formations et des besoins d'emplois sur le territoire". Elle dénonce également l'expropriation qui pourrait être envisagée dans les zones identifiées à risques depuis le passage de l'ouragan.

Par ailleurs, ils exigent également le règlement immédiat d'un conflit social en cours à la Collectivité de Saint-Martin, où des agents de la Caisse territoriale des oeuvres scolaires (CTOS) réclament leur réintégration au service depuis fin janvier, après la décision de la Collectivité de mettre fin aux fonctions de 16 agents contractuels.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter