Réforme des retraites : les policiers suspendent leur mobilisation après une rencontre avec Castaner et Delevoye

Réforme des retraites : les policiers suspendent leur mobilisation après une rencontre avec Castaner et Delevoye

REVENDICATIONS - Les syndicats policiers ont suspendu ce jeudi leur mouvement de protestation contre la réforme des retraites à l'issue d'une réunion au ministère de l'Intérieur. Ils ont obtenu que tous les policiers bénéficient d'un régime spécifique, et pas uniquement ceux engagés sur le terrain.

Ils disent avoir obtenu des garanties. Les syndicats policiers suspendent ce jeudi leur mouvement de protestation contre la réforme des retraites en saluant des "avancées" pour le maintien de leur régime dérogatoire, après une réunion organisée à Beauvau avec le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye. "Il y a des avancées, à partir du moment où un policier est considéré comme policier, il conservera un régime dérogatoire dans le régime universel qu'Édouard Philippe tente de mettre en place", a déclaré Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité-SGP Police. Dans la foulée, Unité, Alliance et Unsa-police ont annoncé la "suspension" de leur mouvement de grogne. 

Selon leurs représentants syndicaux, les organisations ont obtenu gain de cause sur leur principale revendication, à savoir le maintien pour tous les policiers quel que soit leur emploi, de la bonification spéciale dite "du cinquième" ou "quinquennale", qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. Elle est plafonnée à cinq annuités.

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Le policier "bénéficiera des avantages des régimes particuliers : possibilité d'ouverture des droits à 52 ans, un départ à la retraite à 57 ans et la bonification du 5e qui sera maintenue par une sur-cotisation de l'employeur, le ministère de l'Intérieur", a exposé Yves Lefebvre d'Unité-SGP Police. "On ressort de cette réunion assez confiant. Le ministre nous a assuré que le statut spécial sera préservé", a déclaré le secrétaire général d'Alliance, Fabien Vanhemelryck. 

Selon les syndicats des gardiens de la paix, plusieurs questions restent toutefois en suspens et ils attendent un courrier synthétisant la position du gouvernement, que le ministre de l'Intérieur a selon eux, promis pour samedi, avant de définitivement mettre fin à leur contestation.

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Depuis la semaine dernière, les syndicats avaient appelé à de nombreuses actions pour protester contre le projet de réforme des retraites susceptible de toucher les fonctionnaires de police. Parmi ces actions : commissariats symboliquement fermés, réponses aux seuls appels "police-secours", grève du zèle dans les aéroports avec à la clef, l'allongement des files d'attentes aux contrôles, mais aussi multiplication des CRS se déclarant "consultants", c'est-à-dire allant consulter un médecin pour se faire porter pâle. 

Selon une source proche du dossier, près de 1000 CRS s'étaient encore ce jeudi après-midi, déclarés "consultants". De brèves manifestations nocturnes ont également été recensées à Lyon, Caen, Toulouse ou encore Evry.

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