Quatre raffineries toujours en grève ce vendredi, une pénurie de carburants pas exclue

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Les grèves contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron

BLOCAGES - Trois des sept raffineries en grève jeudi 5 décembre ont repris partiellement les expéditions de pétrole ce vendredi au deuxième jour du mouvement social contre la réforme des retraites. Une pénurie n’est pourtant pas à exclure, nous indique la CGT.

Au deuxième jour de la contestation de la réforme des retraites, quatre des sept raffineries en grève jeudi ont reconduit le mouvement ce vendredi, a indiqué à LCI Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral CGT Chimie. Les raffineries grévistes sont celles de Grandpuits (Seine-et-Marne), de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), de Petroinéos, à Martigues (Bouches-du-Rhône), et de Mède, à Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône) qui, elle, s’est mise à l’arrêt jusqu’au lundi 9 décembre au moins. 

Trois d’entre elles ont donc repris les expéditions, du moins partiellement. La raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) reprend ce vendredi soir à 21h et une assemblée générale est prévue mardi prochain. Celle de Feyzin (Rhône) a repris ce matin mais devrait à nouveau s’arrêter à 14h, tandis que celle de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) a repris jusqu’à lundi, jour lors duquel elle devrait à nouveau bloquer les expéditions. Celle de Port-Jérôme-Gravenchon (Seine-Maritime) n’est quant à elle toujours pas en grève.  

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Vers une pénurie de carburants ?

Les raffineries ne sont pas en arrêt complet d’installation mais stoppent les expéditions, c’est-à-dire qu’aucun produit ne sort de leur enceinte, précise M. Lepine. Si la durée de ces grèves est incertaine, tout dépend maintenant des assemblées générales prévues dans chacune des raffineries. 

En attendant, l’impact sur la gestion des stocks est possible, estime le syndicaliste. "En quatre jours de blocage de dépôts la semaine dernière, on a asséché tout l’Ouest de la France. Ici, tout dépend de l’attitude des automobilistes, s’ils prennent le vélo ou non, et de la reconduite de la grève par les salariés." 

De son côté, Total a assuré hier à l’AFP qu’il n’y avait pas "à cette heure d’impact sur l’approvisionnement de nos stations". Le groupe a également conseillé à ses clients de "ne pas modifier leurs habitudes de consommation".

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