Réforme du bac : 4 lycéens mineurs en garde à vue après le blocage d'un établissement parisien

Réforme du bac : 4 lycéens mineurs en garde à vue après le blocage d'un établissement parisien

ÉMOI - Vendredi 31 janvier, à la suite d'un blocage du lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement de Paris, quatre lycéens ont été placés en garde à vue pour "dégradation de biens d’autrui par un moyen dangereux", après avoir mis le feu à une poubelle aux abords de l'établissement. Une garde à vue dénoncée par les syndicats étudiants et plusieurs élus de gauche.

Les faits se sont produits, dans la matinée du 31 janvier, devant le lycée Maurice Ravel, dans le XXe arrondissement de Paris. Après avoir bloqué leur établissement et avoir mis le feu à une poubelle pour protester contre la réforme du bac et les épreuves anticipées, aussi appelées E3C, quatre lycéens ont été placés en garde à vue par les forces de l'ordre.

Trois d'entre eux ont été déférés devant le parquet de Paris ce samedi et, selon le parquet qui a confirmé l'information au Monde, au Figaro et au Huffington Post, doivent être présentés à un délégué du procureur dans le cadre d'une enquête pour "dégradation de biens d’autrui par un moyen dangereux" et "destruction volontaire par incendie".

Lire aussi

Le SNES indigné

Une décision qui a provoqué l'émoi et l'indignation notamment chez les syndicats étudiants, à commencer par le SNES-Paris. "Cette interpellation, fait suite à beaucoup d’autres faits de violence policières qui dans le contexte actuel, sont particulièrement inquiétants : Hélène Boucher, Jacques Decour… cet acharnement des forces de l’ordre sur nos élèves témoigne d’une volonté de provoquer des réactions en chaîne des jeunes pour mieux discréditer le mouvement, qui est aussi le nôtre, contre la très inégalitaire réforme du bac et les E3C", indique le syndicat dans un courrier adressé au recteur de Paris.

"Nous considérons également qu’il s’agit d’une volonté d’isoler les lycéens de leurs professeurs. Nous rejetons la violence et nous appelons les collègues à tout faire pour la retenir. Nous appelons aussi les élèves à la vigilance face aux tentatives de manipulation, à faire preuve de modération dans leurs actions. Nous considérons que le Ministre Blanquer, l’Etat multiplient les démonstrations de force, les mesures de plus en plus répressives", poursuit le SNES-Paris.

Les élus de gauche vent debout

Dans la classe politique, les réactions ont été nombreuses. Eric Coquerel, député FI de la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis, s'est indigné sur Twitter du traitement de ces quatre lycéens : "Comment Macron qualifie un régime prolongeant la garde à vue de lycéens de 16 ans au sujet d’un départ d’incendie dans une poubelle ?" Idem pour Clémentine Autain, députée de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, qui exige la libération des quatre adolescents.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

"Jean Moulin était un scientifique" : les perles du test de culture G des candidates à Miss France

Jackpot record de l'Euromillions : ces gagnants pour qui la chance a (très mal) tourné

EN DIRECT - Covid-19 : seuls 53 % des Français prêts à se faire vacciner, selon un sondage

"L'heure est venue de m'exprimer" : DSK va livrer sa vérité dans un documentaire

REVIVEZ - C'est Alexandra qui remporte "Koh-Lanta : les 4 Terres"

Lire et commenter