Des journalistes du HuffPost et de Vice licenciés pour des propos discriminatoires

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HARCÈLEMENT - Depuis plusieurs jours, des journalistes sont mis en cause pour des faits de harcèlement sur les réseaux sociaux qui se sont déroulés il y a plusieurs années. Cette fois-ci, les mis en cause agissaient dans des groupes de conversation privés et les faits ne sont vieux que de quelques mois.

La direction du groupe Le Monde a annoncé, ce lundi, en interne, avoir licencié à l'automne dernier trois journalistes travaillant pour le site Huffington Post France en raison de propos discriminatoires. "Ces derniers jours, des articles et des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux et sur plusieurs sites d'information ont rappelé que le secteur des médias pouvait, comme d'autres, être le terrain de comportements de harcèlement que nous stigmatisons par ailleurs dans nos articles. Le groupe a lui-même dû faire face dans un passé récent à des faits de ce type, commis dans une de ses filiales", indique ce courrier consulté par l'AFP et signé du président du groupe Louis Dreyfus et de son directeur Jérôme Fenoglio. 


"L'automne dernier, nous avons appris l'existence d'une boucle, au sein de la messagerie professionnelle Slack, sur laquelle des collaborateurs du Huffington Post France tenaient dans un cadre professionnel des propos inadmissibles, contraires à la loi et aux valeurs que nous défendons", poursuivent-ils.  Au terme d'une enquête interne, trois licenciements et des avertissements ont été notifiés et "un programme spécifique a été mis en place par la société qui intervient auprès du groupe sur les sujets de prévention de ce type de risques, afin d'accompagner l'équipe du Huffington Post".

Des licenciements à Vice pour "de graves dérives sexistes"

"Les propos relevés sur cette boucle, dont la qualification pourrait confirmer qu'ils sont contraires à la loi, sont en tout état de cause contraires à l'ensemble des valeurs que nous portons et ne sont ni admis ni même tolérés au sein de toutes les publications du groupe", indique la direction du Monde. "Il est important que chacune et chacun veille à ce que de tels faits ne puissent se reproduire et à nous alerter immédiatement si un risque était à nouveau identifié", poursuit-il. Le groupe, qui a lancé fin décembre une enquête interne pour mesurer la réalité du sexisme et/ou des violences sexuelles pouvant exister en interne, en présentera prochainement les résultats.

Deux journalistes de Libération et un journaliste des Inrocks ont été mis à pied lundi à titre conservatoire après la mise au jour par Libération d'un groupe appelé "Ligue du LOL" auquel ils appartenaient, accusé d'avoir harcelé d'autres journalistes et blogueurs, en particulier des femmes et des militantes féministes. Selon L'Express, une affaire distincte a touché la rédaction de Vice France à l'été 2017 et deux de ses journalistes ont été licenciés pour de "graves dérives sexistes".

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