Saccage de l’Arc de Triomphe le 1er décembre : un membre de l'ultra-droite incarcéré

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APPEL - D’abord placé sous contrôle judiciaire après son arrestation le 1er décembre dernier suite aux incidents sur l’Arc de Triomphe, un homme de 40 ans originaire du Doubs a été incarcéré le 17 janvier sur décision de la cour d’appel. Affilié à l'ultra-droite, il est le troisième protagoniste des événements de l’acte 3 des Gilets jaunes, le 1er décembre, à être écroué.

Un mois et demi après le saccage de l’Arc de Triomphe lors de l’acte 3 des Gilets jaunes le 1er décembre dernier à Paris, une troisième incarcération a été prononcée ce jeudi à l’encontre de l’un des quatorze protagonistes interpellés ce jour-là. Il s’agit de Sébastien F., âgé de 40 ans. Arrêté à son domicile de Chalèze dans le Doubs le 7 décembre dernier, cet homme appartient à l’ultra-droite où il est plus connu sous le surnom de "Sanglier".

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D’abord mis en examen pour des dégradations présumées, Sébastien F. avait été placé sous contrôle judiciaire par un juge des libertés et de la détention. Une décision pour laquelle le parquet de Paris avait formulé un appel devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Or, ce jeudi, les magistrats ont, suite à l’examen de cet appel, ordonné son placement en détention provisoire.

Photo d'Hitler, drapeaux nazis...

Selon nos confères du Parisien, Sébastien F. est soupçonné d’être l’auteur d’un des tags qui ont recouvert le célèbre monument parisien ("Augmenter le RSA") pendant que des destructions de mobilier et d’œuvres d’art avaient lieu à l’intérieur. Or, ce tag était… signé "Sanglier", le surnom de Sébastien F. Lors de sa garde à vue, ce dernier aurait reconnu avoir été dans la capitale ce 1er décembre mais il réfuterait être l’auteur du tag incriminé.

Ancien sergent dans la légion étrangère, selon les informations de L’Est Républicain, Sébastien F. serait une figure franc-comtoise de la mouvance néo-nazie. Lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs ont retrouvé plusieurs objets faisant référence au IIIe Reich ainsi que des armes, une photo d’Hitler ou encore des drapeaux nazis. Selon Le Parisien, Le "Sanglier de Chalèze" aurait indiqué devant la justice que, en tant qu’ancien militaire, il avait au contraire protégé la tombe du Soldat inconnu. Quant à sa signature, elle ne serait, à l'entendre, pas de son fait mais plutôt un acte de vengeance réalisé pour lui nuire.

Pour rappel, l'enquête confiée à un juge d'instruction porte sur des faits d'"intrusion non autorisée dans un lieu historique", "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations", "recel", "vols aggravés" et "dégradations d'un bien classé commises en réunion".

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