SAMU : qu'est-ce qui a changé depuis l’affaire Naomi Musenga ?

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Mort de Naomi Musenga

CHANGEMENTS - Presque deux ans après l'affaire Naomi Musenga, un nouveau drame a frappé le SAMU avec le décès d'une retraitée de 62 ans, des suites d'un infarctus malgré plusieurs appels au 15. Pourtant, après le scandale entourant la mort de Naomi Musenga, des réformes avaient été adoptées pour qu'une telle situation ne se reproduise plus.

C’est un drame qui rappelle l’affaire de Naomi Musenga, décédée le 29 décembre 2017 des conséquences d'une intoxication au paracétamol après avoir été moquée par une opératrice du Samu. En septembre dernier, une retraitée de 62 ans est morte d'un infarctus malgré plusieurs appels au 15. 

La famille, qui a porté plainte pour "homicide involontaire" ces derniers jours, avait joint les secours à cinq reprises, le SAMU arrivant sur les lieux une heure plus tard. Ce nouveau grave dysfonctionnement des services du SAMU soulève des interrogations sur l’état des services de secours, et les mesures prises après l’affaire retentissante de Naomi Musenga. Quelles réformes et quels changements ont été opérés après ce drame ?

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Une formation obligatoire pour les assistants de régulation médicale

Dans l’affaire Musenga, les principaux mis en cause étaient les assistants de régulation médicale (ARM),  à savoir les premiers interlocuteurs du 15, chargés de prendre les appels. Dans la foulée de ce drame, des propositions de réformes ont été formulées par des urgentistes à Agnès Buzyn, avec deux préconisations principales, à savoir renforcer la qualité des plateformes d'appels et améliorer la formation de ces fameux assistants de régulation médicale.

Un message qui a été suivi des faits puisque depuis septembre dernier, une formation obligatoire d’un an est délivrée à ces opérateurs téléphoniques. Pour les opérateurs déjà en poste, ils devront valider leurs compétences dans 10 centres de formation agréés en France, qui ont ouvert leurs portes dans le même temps.

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Aujourd'hui, le système est sous tension.- Christophe Prud'homme, porte-parole des Médecins Urgentistes de France.

Interrogé sur LCI, le porte-parole des Médecins Urgentistes de France, Christophe Prud'homme, tire la sonnette d’alarme. "Ces drames sont possibles et il risque d'y en avoir d'autres ! Aujourd'hui, le système est sous tension, d'un côté on met en place des formations pour les ARM, ce qui est une bonne chose, mais d'un autre côté, on détruit le système, on ferme des SAMU, on concentre dans des centres d'appels régionaux qui sont loin du terrain."

Le 5 novembre dernier, le président du Conseil national de l'urgence hospitalière et chef de service du Samu de Paris Pierre Carli avait annoncé sur Franceinfo que tout était fait pour qu'une telle situation "ne se reproduise plus". "C'est aussi un engagement majeur des professionnels qui ont compris l'enjeu que représentaient la qualité et la sécurité. Tous les SAMU de France se sont mobilisés. Les autorités ont appuyé la réalisation de cette politique. Nous apprenons toujours de nos erreurs, même quand elles sont catastrophiques" avait-il déclaré.

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