Sept raffineries sur huit en grève ce mardi : risque-t-on réellement une pénurie dans les stations-services ?

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Les grèves contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron

BLOCAGE - Sept raffineries sur huit seront en grève du mardi 7 janvier 2020 au samedi 11 janvier 2020. Un mouvement de grève contre la réforme des retraites qui s'est considérablement intensifié et qui affole déjà les automobilistes.

Le mouvement de grève contre la réforme des retraites a gagné les raffineries au niveau national. Jusqu’à présent, seules deux raffineries étaient bloquées : celle de la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) dont les salariés entament leur 33e jour de grève et celle de la bio-raffinerie de La Mède. La section CGT du groupe Total, qui a appelé à un blocage total des huit raffineries françaises entre le 7 et le 10 janvier, a confirmé que “sept raffineries sur huit” seront en grève ”à partir de mardi pour 96 heures”, soit de ce mardi 13h à samedi. 

"Aucun produit ne va sortir de Grandpuits, qui a une capacité de stockage de 15 jours", a prévenu ce lundi Thierry Defresne, délégué syndical central chez Total. Déjà au ralenti depuis le 5 décembre, la seule raffinerie d’Île-de-France passe cette fois-ci au stade supérieur en bloquant la sortie de tout produit hors de son enceinte pendant ces quatre jours.

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"C’est la panique !"

L’annonce fait grincer des dents chez les nombreux conducteurs qui se rendent plus fréquemment dans les stations-service afin de faire le plein, voire stocker quelques litres d'essence supplémentaires, par crainte d'une pénurie à venir. "C’est la panique", confie cet automobiliste à LCI. "On court, on court. On se demande où l’on va attraper la première station"

 

Ce lundi soir, Total s’est pourtant voulu rassurant quant à l’approvisionnement de son réseau, écartant tout “risque de pénurie” et se disant “parfaitement préparé”. A noter que sur les huit raffineries françaises (en comptant la bio-raffinerie de La Mède), cinq dépendent du groupe Total, deux d’Esso (Exxon-Mobil) et une de Petroineos, celle de Lavera dans les Bouches-du-Rhône. 

Ainsi, si aucun chargement ne devrait quitter les lieux pendant ces quatre jours de blocage, chaque site utilisera nonobstant ses capacités de stockage pour poursuivre la production. En d’autres termes, en cas d'arrêt simultané des huit raffineries, il restera encore les réserves stratégiques qui représentent trois mois de consommation. Les quatre jours de blocage ne suffiront donc pas à épuiser tous les stocks.

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