Stop ou encore samedi prochain ? Divisés, les Gilets jaunes se cherchent une stratégie

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ET MAINTENANT ? – Au lendemain d’une cinquième journée de mobilisation qui aura rassemblé deux fois moins de Gilets jaunes que les semaines précédentes, l’heure est désormais au questionnement sur Facebook. Ce dimanche, entre ceux qui ne veulent plus participer et d'autres qui tentent de donner un nouveau souffle au mouvement, les Gilets jaunes se cherchent une nouvelle stratégie.

"Je rentre chez moi, l’acte 5 c'était mon dernier".  Ce dimanche 16 décembre, des Gilets jaunes ont exprimé leur déception sur Facebook. Car, avec "seulement"  66.000 participants à la manifestation, nombreux sont ceux qui veulent désormais jeter l'éponge. De quoi susciter de vives réactions chez ceux qui, au contraire, comptent perpétuer le mouvement. 


Alors stop ou encore ? Dans les groupes de Gilets jaunes, tout le monde est au moins d'accord sur une chose : repenser la stratégie. À commencer par Éric Drouet. L'organisateur du premier événement et initiateur du sitting qui a eu lieu samedi sur la place de l'Opéra, s'agace en pointant du doigt le gouvernement comme coupable, selon lui, de la démobilisation. Alors, il demande à ce qu'on passe désormais "à autre chose".

"Je ne veux pas me retrouver seul à Paris"

"Bon, il y en a marre, il va falloir trouver autre chose, un autre endroit", s'emporte Éric Drouet dans une publication partagée près de 2.7000 fois et ponctuée par plusieurs points d’exclamation. Car comme lui, plusieurs Gilets jaunes estiment que le problème vient du lieu de la manifestation. "Je ne veux pas me retrouver seul à Paris", écrit ainsi un autre internaute, "les Gilets Jaunes étaient totalement prévisibles ce samedi", juge un autre.


D'autres ont une théorie plus surprenante, pensant que la démobilisation vient du pacifisme du mouvement. Une part non négligeable de publications déclarent que c'est grâce à l'agressivité des deux derniers "actes" que le gouvernement a reculé. "Acte VI, il serait grand temps d'oublier le pacifisme, non ?", propose ainsi un Gilet jaune. Alors, sur un sondage, lorsqu'un internaute demande s'il faut éviter la violence ou passer aux "choses sérieuses", 1.000 personnes choisissent la première option. À peine plus que les 800 votant pour la seconde.

Entre ceux qui veulent changer de lieu de manifestation et ceux qui demandent plus d’agressivité, l'heure est donc à la division. Surtout que certains n'ont plus la force de trouver une autre méthode. Sans porte-parole ni représentants, ils envisagent déjà d'abandonner. "Soit on arrête, soit on trouve une autre stratégie", menace ainsi une Gilet jaune.


Pour calmer les  désaccords, Éric Drouet a donc créé un sondage dans lequel chacun peut proposer un nouveau lieu de mobilisation. Problème : il y a d'ores et déjà une centaine d'options différentes allant du siège d'une grande chaîne de télévision au marché de Rungis en passant par la fameuse option "on arrête le pacifisme". 


Alors, en attendant que le mouvement cherche à se structurer pour une énième fois, la démobilisation suit son cours. La publication de cette figure médiatique atteignait à peine dimanche soir les 400 partages alors que sa page comptabilise plus de 260.000 membres. 

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