Universités : "la rentrée de septembre ne sera pas décalée", assure Frédérique Vidal

Universités : "la rentrée de septembre ne sera pas décalée", assure Frédérique Vidal
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DÉCONFINEMENT - La ministre de l'Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, a commencé à délimiter les contours des mois à venir pour les étudiants français, dans une interview publiée dans "Le Parisien" ce vendredi 8 mai.

Dans les universités, tous les scénarios sont à l'étude pour assurer un objectif : la rentrée doit avoir lieu en septembre. La ministre de l'Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, a donné quelques pistes sur le futur fonctionnement des facs dans un long entretien publié dans Le Parisien. Si l'organisation de certains examens peut difficilement se faire à distance, le ministère encourage la généralisation des cours magistraux en ligne d'ici quelques mois.

Examens : improvisation à distance, consignes sanitaires en présentiel

La date du déconfinement approche mais les universités resteront fermées pendant encore plusieurs semaines. La tenue des examens de fin d'année s'organise donc tant bien que mal, dans ces circonstances de crise sanitaire. Selon la ministre, les établissements ont tenté, "dans l'immense majorité des cas", d'éviter des partiels en présentiel. Face à cette situation inédite, chaque université a trouvé des solutions différentes selon les disciplines et les facultés pour proposer à ses étudiants de composer depuis chez eux. "Des examens se font sous forme de remise de devoirs ou de rapports à la maison, certains ont choisi d'organiser des oraux par visioconférence, d'autres proposent des tests en ligne", précise Frédérique Vidal à nos confrères du Parisien.

Concernant les tests pour lesquels il est impossible d'improviser de telles mesures, comme les concours d'entrée en Ecole supérieure, des mesures de sécurité sont prévues. "Nous préparons sous l'égide des autorités sanitaires un vade-mecum de consignes qui doivent être scrupuleusement suivies par les organisateurs des épreuves", assure la ministre. Certaines sont déjà définies : des salles avec plusieurs entrées, des parcours prédéfinis pour que les candidats ne se croisent pas, le port du masque obligatoire pour se rendre à leur table, qui seront espacées d'un mètre minimum les unes des autres.

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Et à la rentrée ? "Nous avons demandé aux établissements de prévoir que les cours magistraux puissent être offerts à distance. Ils sont en train de regarder si c'est possible", explique Frédérique Vidal. Seule certitude : tout devra être prêt d'ici septembre. La ministre fait le souhait que les universités françaises profitent de cette crise pour "franchir un pas supplémentaire" sur l'enseignement "hybride". Avec de plus en plus de cours magistraux en ligne, mais sans renoncer aux "interactions avec les enseignants", essentielles selon ses mots. "On n'apprend pas uniquement dans des livres ou sur ordinateur", maintient-elle.

Si tout semble en bonne voie, une mauvaise nouvelle se dessine tout de même pour les étudiants qui prévoyaient un semestre à l'étranger. La pandémie de covid-19 continuant de se propager à travers le monde, impossible de prévoir si les lignes aériennes internationales seront rétablies, ou si les universités des autres pays seront ouvertes à la rentrée. Selon la ministre, sauf si "les sites partenaires sont accessibles en toute sécurité", mieux vaut "être prudents et envisager d'organiser les mobilités hors espace européen plutôt au second semestre qu'au premier".

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Dans la perspective d'un enseignement toujours plus dématérialisé, les étudiants craignent de voir les injustices se renforcer. Comment assurer l'égalité dans le cadre de partiels télésurveillés ? Comment adapter les dispositifs pour éviter de léser certains jeunes en raison de leur condition sociale ? "Les universités ont identifié les étudiants qui ont du mal à accéder aux ressources en ligne et les ont contactés", assure Frédérique Vidal. "Parfois elles ont pris en charge des clés 4G, des prêts d'ordinateurs". Par ailleurs, des aides financières sont en cours pour lutter contre la précarité des étudiants en cette période difficile. "7 millions d'euros ont été distribuées directement par les établissements depuis mars", démontre la ministre.

Comme l'a annoncé le Premier ministre, une aide supplémentaire de 200 euros par jeune en difficulté devrait également être versée prochainement, selon certains critères. Les premiers à en bénéficier seront les 20% d'étudiants en situation de précarité et les 40% touchant des aides de l'état. Mais aussi, "les 10% qui ont perdu leur job du fait du covid-19", selon Mme Vidal, soit ceux qui étaient en stage rémunéré obligatoire ou en emploi au 1er mars. Le gouvernement espère aider "400.000 étudiants" grâce à ce fonds de 80 millions d'euros. 

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