Viande de boeuf avariée : les 145 kg manquants ont été retrouvés

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ALIMENTATION - Ce samedi, le ministère de l'Agriculture annonce avoir retrouvé l'intégralité du stock de viande avariée importée de Pologne.

Ce samedi 2 février, la totalité de la viande a été retrouvée. Rapidement, on a appris que sur les 795 kg arrivés en France, 500 kg avaient été bloqués et vont être détruits et 150 autres kilos avaient eu le temps d'être vendus au consommateur via notamment des boucheries qui ont mis en place des affichettes pour informer leurs clients et rappeler ces produits frauduleux.


Depuis vendredi, les services sanitaires étaient donc à la recherche de 145 kg qui manquaient à l'appel. Ces derniers "ont finalement été identifiés dans des lots de viande commercialisés par des grossistes, boucheries ou restaurants. Une partie de ces lots a pu être retirée du marché", indique le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. 


Pour autant, le retrait du marché de ces derniers lots s'avère plus complexe que pour le reste car ils ont été mélangés à d'autres viandes. "Les 145 kilogrammes restants ont été identifiés dans des lots de viande commercialisés par des grossistes, boucheries ou restaurants", a annoncé samedi soir le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. "Une partie de ces lots a pu être retirée du marché." 


Un seul grossiste était concerné par ces derniers 145 kilogrammes, mais il n'avait pu en détruire qu'une partie avant leur commercialisation par des détaillants et d'autres grossistes, a expliqué le ministère à l'AFP. "Ce qui est compliqué, c'est que les 145 kilogrammes ont été mélangés à des viandes de différentes origines" par le grossiste concerné, a précisé le ministère. "On ne peut plus les identifier en tant que tels."


Ces 145 kilogrammes ont été intégrés à un ensemble de 2,4 tonnes, a expliqué le ministère, sans être en mesure de préciser s'il s'agissait de viande hachée ou de pièces entières. Une tonne a pu être détruite par le grossiste, mais le restant - 1,4 tonne - a été commercialisé.


"A ce stade, quelques dizaines de restaurants et de boucheries sont concernés, en région Ile de France principalement, et dans les départements d’Ille et Vilaine (35) et du Loiret (45)", détaille le communiqué. 


"Ces chiffres seront précisés en début de semaine prochaine après consolidation des données au niveau national", conclut-il.

Quelques dizaines de restaurants et de boucheries sont concernés, en région Ile-de-France principalement, mais également dans les départements d’Ille-et-Vilaine (35) et du Loiret (45). 

Cette affaire, qui touche treize pays, a été révélée par une enquête de la chaîne polonaise TVN24, qui a passé trois semaines dans l'abattoir de Kalinowo. Un journaliste a publié des images de bovins traînés la corde au cou, manifestement malades, serrés dans un camion, puis de carcasses entassées et de quartiers de viande visiblement impropres à la commercialisation. Le ministère de l'Agriculture française précise toutefois "qu'aucun élément ne permet à ce stade d’identifier un risque pour le consommateur. Le risque bactérien est écarté par la cuisson".

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