VIDÉO - Aéroports de Paris : en soutien à leurs confrères "épuisés", la police aux frontières ralentit très fortement les contrôles d'identité

En soutien aux policiers, les agents des douanes ralentisssent très fortement le contrôle aux frontières
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La colère des Gilets jaunes

MOUVEMENT - Le mouvement de colère des policiers aux frontières engendre de très longues files d'attentes au passage aux frontières, indique Paris Aéroport. Alors il faudra s'armer de patience aujourd'hui, dans les aéroports parisiens.

Il faudra être patient aujourd'hui, si vous devez prendre l'avion. En raison d'un mouvement des fonctionnaires de la PAF (Police aux frontières) qui se montrent solidaires de leurs collègues "épuisés", les files d'attente s'allongent dans les aéroports de Roissy et Orly. 

Les policiers de la PAF appliquent un contrôle très scrupuleux des passeports, pour montrer "que nous ne pouvons pas faire notre travail comme nous le devrions en période d'attentat, avec un contrôle scrupuleux des passeports, des fichiers,  etc...", a expliqué à l'AFP Mathieu Raël, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance pour Roissy et Le Bourget.

Paris Aéroport met en garde les passagers

Paris Aéroport met même les passagers en garde, contre ces files d'attente. Dans un tweet, la société encourage les voyageurs à utiliser "Parafe, le service de passage automatisé aux frontières proposé au sein des aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly".

De fait, il faudrait entre une et deux minutes par passager, pour contrôler réellement un passeport. Il faudrait car aujourd'hui, les fonctionnaires n'y passent qu'entre 10 à 15 secondes. "On ne peut pas le faire car on est clairement en sous-effectif", a estimé le syndicaliste. Alors dès le début de la matinée, d'immenses files serpentaient dans le terminal 1 de Roissy, en cette période de départ en vacances doublée d'une vigilance attentat. A Orly, les contrôles aux frontières étaient plus longs que d'habitude, mais aucun trouble n'a été signalé. Ce n'est qu'en milieu de matinée que des bouchons se sont formés, a indiqué Anita Daburon du syndicat Alliance. 

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Ce mouvement fait suite à l'appel du syndicat Alliance qui avait appelé à un contrôle scrupuleux des passeports, pour dénoncer les manques d'effectifs et l'épuisement des forces de l'ordre, éreintées par des surcharges de travail imposées par le mouvement des Gilets jaunes. C'est le syndicat Alliance qui a initié ce mouvement, sur le mot d'ordre "fermons les commissariats". Ce dernier a demandé "à tous les policiers de France de ne sortir que sur appel" d'urgence, ce mercredi. 

Le gouvernement a bien tenté d'apaiser la colère des policiers en proposant une prime de 300 euros aux forces de l'ordre mobilisées face aux "gilets jaunes". Un amendement en ce sens a été adopté dans la nuit de mardi à mercredi à l'Assemblée dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances 2019. Cette prime représente un coût total de 33 millions d'euros. 

Les discussions entre l'Intérieur et les trois organisations syndicales représentatives chez les gardiens de la paix, Alliance, Unité-SGP-FO et Unsa-Police, ont été suspendues ce mardi soir et doivent reprendre, ce mercredi. "Il n'y a pas de rupture. Il y a poursuite des discussions avec interruption car le ministre doit demander des arbitrages", a déclaré Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat Alliance. 

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